MUSIQUE Après le Pinkpop, Garbage a lancé sa tournée mondiale au Zénith parisien Trois hommes et une femme Après les Pump -kins, c’est au tour de Garbage d’ouvrir en Europe leur tournée mondiale.

MUSIQUE Après le Pinkpop, Garbage a lancé sa tournée mondiale au Zénith parisien Trois hommes et une femme Après les Pump -kins, c’est au tour de Garbage d’ouvrir en Europe leur tournée mondiale.

PARIS

De notre envoyé spécial

Si les amis américains Smashing Pumpkins et Garbage étaient au Pinkpop hollandais ce week-end, les Chicagolais ont choisi le Botanique de Bruxelles pour gâter deux mille fans alors que, mercredi soir, c’est un même nombre d’amateurs parisiens que Garbage a réunis au Zénith, réduit pour l’occasion.

Pour les hommes de Madison, il s’agissait en fait de leur deuxième date seulement. Et il faudra attendre le festival de Torhout-Werchter, le premier week-end de juillet, pour les découvrir sur le sol belge, avant un retour probable en salle cet automne.

C’est donc en rang serré que nous arrivent les deux groupes américains les plus passionnants du moment. Sauf que les Smashing risquent de ne plus remettre les pieds chez nous avant un petit temps. Mais les nouveaux albums sont là pour jouer en tête des hit-parades. Chez nous, le Garbage s’approche déjà des vingt mille plaques vendues. Leur «Version 2.0» très secouant, c’est sur scène qu’on l’attendait au tournant, l’orientation up-tempo étant faite pour créer quelques ravages en concert.

On en a tout de suite la confirmation dès l’entrée sur scène de Shirley et de ses garçons de Madison sur «Un homme et une femme» de Michel Legrand. Tout de noir – court – vêtue, Shirley attaque un méchant «Dumb» qui donne d’emblée le ton du concert: Steve-le-chauve et l’impassible Duke l’encadrent comme à l’habitude aux guitares meurtrières, mais la chanteuse écossaise a gagné en assurance et s’est transformée en boxeu- se à l’entraînement. On croirait voir le jeu de jambes de Mohammed Ali devant Joe Frazier. Butch cogne comme un malade sur sa batterie, s’intégrant parfaitement aux boîtes à rythmes et aux programmes qui sont l’ossature des chansons de Garbage. Steve et Duke, eux, tronçonnent comme des bûcherons du Midwest. L’éclairage est cru et épais, l’oxygène vient plus d’une fois à manquer, comme si l’air restait emprisonné dans les coussinets de la veste Agnès b. qui a servi à la pochette et se retrouve en seul décor massif.

Le quatrième homme, le bassiste Daniel Schulmar, très discret en début de concert, finit quasiment au devant de la scène, emporté par un enthousiasme communicatif.

Le son, s’il saturait parfois en fond de salle, était parfait tout devant. Il suffisait de savoir encaisser ce paquet d’énergie livré par une Shirley complètement délivrée et déchaînée. Elle ose tout. On croirait parfois voir un croisement entre Nina Hagen et Blondie. Dans la foulée de «Not my idea» et du nouveau single «Push it», même «Queer» a pris du muscle, le «Special» très Chrissie Hynde servant de bref repos avant la salve «My lover’s box» et «Hammering in my head», ses beats assassins et ses guitares lancinantes. «Medication» sert de nouvelle aire de repos avant «Stupid girl» et «Temptation waits».

La scène se fait enfer, dont Shirley est le séduisant succube prêt à s’étendre sur le sol. «I think I’m paranoid» et «Only happy when it rains» ne sont séparés que par l’entêtant «When I grow up». Garbage se permet même le luxe d’oublier «Supervixen», «Milk» ou le nouveau «Sleep together». Afin de ne pas distraire? Afin de sucer plus facilement le sang d’un public aux anges qui n’a pas manqué de surfer, comme ce sera le cas à T/W?

Sha bada bada, Sha bada bada… Legrand, encore lui, nous fait revenir sur terre après ce trip infernal. Entre 15 et 16 heures, à Torhout et Werchter les 4 et 5 juillet, la terre va trembler. Restera à Therapy? à relever le gant.

Bonne chance, Messieurs…

THIERRY COLJON

COLJON,THIERRY,THIENPONT,PIERRE-YVES

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