Au Paleo, ça barde avec les Belges

Girls in Hawaii au Paléo de NyonCela fait des années qu’on entend que du bien du Paléo Festival de Nyon, qui s’est ouvert ce mardi avec, à l’affiche, des noms comme The Hives, Cali ou dEUS. Pas étonnant de lire dans la presse locale des commentaires dithyrambiques de Ben Harper. Après s’y être produit pour la sixième fois, il déclarait : « Le Paléo, c’est génial ! ». 225.000 festivaliers fouleront l’herbe helvète jusqu’à dimanche. Mercredi, les Girls In Hawaii s’y sont déjà joliment illustrés. (la galerie photos du Paléo Festival de Nyon avec Ben Harper, Cali, The Hives…)


Difficile, après une première soirée et une courte nuit de contredire le chanteur et guitariste américain. C’est effectivement génial, le Paléo. Site spacieux et formidablement aéré qui fait la joie des 12 à 15.000 enfants du rock présents sur l’ensemble des six jours… il règne sur l’endroit un parfum forain et festif renforcé sans doute par la présence des chapiteaux et des nombreuses échoppes et restaurants, de quoi ravir les gastronomes.

Pour la petite histoire, sachez qu’une équipe de goûteurs teste les boutiques qui combleront les victimes de fringales. Les veinards ont donc mangé un tajine de poulet au citron confit, un tamales péruvien (chausson de maïs farci de viandes, d’olive et accompagné d’une sauce créole), des beignets au miel, à la cannelle et aux noix grecs ou une pure shawarma libanaise. « Notre secret, c’est de se mettre à la place du spectateur, analyse Daniel Rossellat, organisateur du festival. Si on mange bien dans les loges, il n’y a pas de raison pour que le public mange n’importe quoi. »

La présence des nombreux enfants, nous le disions, n’est qu’un indice de plus qui confirme le succès non démenti du Paléo. Le respect de l’environnement, le festival est un des pionniers dans le domaine, est l’une des nombreuses priorités des organisateurs qui encouragent également, et avec succès cette année, les transports en commun. Avec aussi la volonté de faire découvrir d’autres cultures à l’image du village du monde consacré au Brésil et aux couleurs de la forêt amazonienne.

Le respect, le Paléo en a autant pour le public que pour les artistes. Et lorsqu’on retrouve en fin de journée les Girls In Hawaii en marathon festivalier dans le coin des loges, on est surpris par la beauté de l’endroit. Couleurs sable ou rouge sur les murs avec un Taj Mahal en relief, ce havre de paix est apaisant. « C’est hyperdétendu, raconte Antoine, l’un des deux chanteurs de cette attachante formation belge. Les organisateurs sont venus nous voir en mars à Lausanne et c’est sur la base du concert qu’ils nous ont programmés. On a de la chance, on joue à 22h30, en clôture du chapiteau. »

Détendue, l’ambiance l’est tout autant dans le rang des Girls In Hawaii. On prend le temps de discuter un peu plus avec Antoine et Lionel et de découvrir – c’est notre première rencontre – des jeunes gens extrêmement pudiques et toujours en recherche. « Nous avons nourri notre musique de façon isolée et intime, explique Antoine. Le groupe fonctionne dans un climat apaisant et doux. On se comprend, on se respecte, on déteste les conflits et on reste fragile. »

En une heure et devant un très chouette décor, les six musiciens ont revisité en grande partie Plan your escape, leur deuxième album, avec autant d’élégance que d’inspiration. Et même s’il y avait un léger décalage entre le public étrangement calme et un groupe atteignant quelques sommets (le soufflant « Birthday call », par exemple), on est séduit par la finesse des arrangements et l’alchimie palpable pendant tout le concert.

La nuit se poursuivra dans un petit bar du festival tenu par Eric, le bassiste belge des Hollywood Porn Stars. L’individu a gardé un tel souvenir de Nyon où il a joué deux fois, qu’il y revient travailler bénévolement ! Avec les Girls, Mika de Ghinzu (de passage avec sa douce), c’était 1-0 pour la Belgique au Club Tent. Où ça a effectivement bien bardé, comme on dit.

Philippe MANCHE


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12 Comments

  1. Jean-Luc Bronx

    25 juillet 2008 à 9 h 06 min

    Quand va-t-on arrêter de nous imposer et de nous casser les oreilles avec ce groupe de merde quyi devrait aller se faire voir à Hawaii ou Aywaille.

    Quels sont les pistons, liens privilégiés, intérêts croisés de ces merdeux avec les médias francophones qui expliquent qu’on les tartine à longueur de pages alors qu’ils sont d’un niveau exécrable?

    Ce qui rassure toujours c’est que comme Marka et Vincent Venet, on a beau les imposer, leur permettre tous les passe droits et faire croire au génie et au succès de masse, ils ne vendent pas, ne s’exportent guère et se font vite oublier.

  2. co

    25 juillet 2008 à 10 h 55 min

    t’as rien d’autre à faire de ta vie que déverser ton aigreur ?
    t’as un groupe et personne vous fait jouer ?

  3. Tomtom

    25 juillet 2008 à 11 h 05 min

    Un peu virulent comme commentaire…

    Mais, je suis assez d’accord sur le fait que l’on fait tout un foin avec les Girls(comme on dit quand on est tendance)…

    Autant il y a quelques morceaux qui sonnent pas trop mal sur CD, autant sur scène j’ai trouvé cela tout simplement… mauvais…

    Un groupe comme Sharko mériterait bien mieux ce petit succès.

    Enfin comme on dit: les goûts et les couleurs…

  4. Marc

    25 juillet 2008 à 11 h 45 min

    On peut aimer les “Girls”… ou pas. Le meilleur moyen pour qu’on arrête de te casser les oreilles à force de tartines dans les médias francophones est peut-être d’arrêter de lire ces articles qui concernent les “Girls”, non ?
    Moi, j’aime pas les chicons. Au lieu d’engueuler le restaurateur et de beugler à mort que c’est vraiment dégueulasse de servir ce légume puant, j’évite d’en commander au restaurant.

    Ca chauffe dans le Bronx… Décompresse, mon cher Jean-Luc…

  5. Gaston

    25 juillet 2008 à 12 h 23 min

    Le rock belge, c’est un peu comme le foot belge : il n’a jamais été aussi nul, et pourtant la fréquentation des stades est en hausse. C’est dire si le public se contente de peu…

  6. antouane

    25 juillet 2008 à 16 h 26 min

    Il faut dire aussi que il y a bcp de nationalisme dans tout ca 🙂
    Surtout quand on lis les articles de “Le Soir”.

    Oui on est belge mais bon, on s’en tape un peu d’ou vienne les groupes. Belge ou pas belge, tant qu’ils font de la bonne musique c’est important. Ah, je n’ai jamais écouté les Girls, par contre Soldout comparé à Booka Shade ca pue, et on parle plus de Soldout que de Booka Shade, logique? Ben oui Booka Shade sont déja reconnus dans le monde entier, tandais que Soldout pas encore… ^^

  7. Rastreins

    25 juillet 2008 à 16 h 55 min

    Trente-deux ans que je fréquente le Paléo, trente-deux sans que j’en redemande. Plus tellement branché eh,oui, on al’âge de ses artères), on peut rester franchement admiratifs devant l’organisation helvétique.
    Dour, Werchter et autre S’finks (encore que…) peuvent aller se fairetailler un costard.

  8. L'Enfoiré

    27 juillet 2008 à 15 h 03 min

    En fait, pourquoi pour être heureux, il faut vivre groupé?
    Vive Adamo, Brel, Arno, François, Bertrand, Vallée et les vieux de la vieille. La variété est toujours là.
    On aime entendre au coin du feu. Cela fait toujours moins de bruit, la musique douce.
    Tant qu’on a la folie, on gardera toujours l’espoir. Mais ceci est une règle générale et pas uniquement en musique et en chanson.

  9. Fred

    27 juillet 2008 à 21 h 25 min

    L’herbe helvétique et non pas l’herbe helvète

  10. Niko

    28 juillet 2008 à 9 h 19 min

    Moi aussi, ils m’énervent profondément et je les trouvent nuls les Girls. Je suis d’accord aussi que Sharko mériterait tout autant si pas plus de ce soutient médiatique arrangé. Et moi j’aime bien les chicons, mais j’aime pas les Girls in Hawai.

  11. Christophe

    28 juillet 2008 à 10 h 01 min

    Dommage que l’on ne s’arrête pas plus sur un dEUS dans cet article. On site les girls, Mika de Ghinzu, Eric d’HPS, soldout. Tous ces groupes, même réunis n’arrivent pas a la cheville de dEUS. Je suis assez d’accord avec les commentaires, qu’on arrête un peu de nous vendre ces groupes comme du génie, parce que franchement,… il y a encore du chemin a parcourir. Qu’on les encourage, d’accord mais qu’on les définissent comme des stars de la mort, ça me fait un peu rigoler. Ils ont tout de suite fait 2 albums.

  12. john

    24 septembre 2008 à 0 h 19 min

    Bande de boulets, quand on aime pas, on en parle pas, critiquer c’est tjs facile, la preuve cela ma pris dix seconde pour vous écrire ça.

    Et on t’impose rien j-luc, si tu sais pas trier et que tu vas voir des groupes que t’aimes pas,on en peux rien…le but d’un festival c’est d’avoir des groupes de genre et de style différent, si t’aime va voir autre chose au lieu de nous casser les couilles avec ta critique de merde.

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