The Herbaliser, pour le plaisir

herbaliser300.jpgLe Botanique s’est transformé en chaudron funk ce mercredi avec la venue des anglais de The Herbaliser. Un concert chaud et enjoué qui a ravi le public venu en nombre.

The Herbaliser est un ancien fleuron du label indépendant Ninja Tune qui a été créé en 1991 par deux DJ londoniens alors que le hip hop, au sommet de sa créativité, accouchait d’enfants hybrides. Parmi les locataires du label, Coldcut, Amon Tobin, Roots Manuva, The Herbaliser… tous se mirent en tête de mélanger les styles et les musiques (hip hop, electro, funk, soul, jazz, breakdance,…), dans une approche assez similaire à celle de Massive Attack à la même époque, du côté de Bristol. Le premier album de The Herbaliser, «Remedies», sorti en 1995, est un document de cette période faste et créative. A sa réécoute, aujourd’hui, on se fend pourtant d’un petit sourire un rien nostalgique face à ces bricolages un peu naïfs et néanmoins totalement novateurs à l’époque.

Depuis, The Herbaliser a quitté Ninja Tune (après plus de 15 ans de vie commune et sept albums, le groupe a décidé de sortir son petit dernier «Same As It Never Was» via le label !K7 – distribution Pias) et a quelque peu resserré le propos (…quoique). Une chanteuse les accompagne sur plusieurs titres du dernier album, remplaçant par la même les samples de James Brown et d’autres ‘Funkateers’. En tout cas, comme ils l’ont démontré sans peine ce mercredi, le groove est toujours présent à l’appel, et en pleine forme encore, merci pour lui! Un petit round d’observation aura suffit pour que l’Orangerie se lâche et se pavane devant cette messe funky.

Sur scène, les deux fondateurs du groupe, Jake Wherry et Ollie Teeba, très classes dans leurs costumes à rayures, s’en donnent à coeur joie. Une bonne humeur partagée avec l’assemblée qui en redemande. Musicalement, les anglais rappellent un peu les français du Peuple de l’Herbe (ou le contraire), comme s’il s’agissait de cousins proches (d’ailleurs, rien que leurs patronymes: The Herbaliser, Le Peuple de l’Herbe… C’est aussi ça la culture européenne…).

On pense également à Madness et aux Specials qui ont fait danser l’Angleterre avec leur ska festif au début des années 80. Il y a comme un lignage de parenté ici aussi. Ce côté festif, communicatif, autant que le mélange des styles et des cultures… C’est d’ailleurs ce qu’on retiendra principalement de cette soirée. Il n’y a vraiment aucune raison de se prendre la tête, pas ici… en tout cas, pas ce soir.

Didier Zacharie


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1 commentaire

  1. lio

    10 octobre 2008 à 20 h 19 min

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