Joshua à la maison

Moins de deux ans après leur premier CD, Joshua revient. Petit-déjeuner en paix dans leur studio de Wezembeek.

C’est dans son studio, au sous-sol d’une maison wezembeekoise, que nous donne rendez-vous Joshua. Tout est installé pour une session acoustique et un petit-déjeuner au calme. Les quatre Joshua sont là. Car ils sont quatre dorénavant. Né en 2006 comme un duo formé par le chanteur Senso et le fou de machines Greg Avau, Joshua est vite devenu un groupe sur scène.

On était à leur premier concert à la Rotonde du Bota, le 15 janvier 2007. Pour la tournée, le batteur Pierrick Destrebeck devient vite indispensable. Tout comme leur ingénieur du son et producteur Stef Debruyne qui se faisait surtout remarquer du public quand il devait quitter sa table de mixage pour monter sur scène régler un problème d’ordinateur. Stef, à qui appartient le studio, a carrément pris du galon : non seulement, il a droit à sa photo sur la pochette du nouveau disque, mais il tiendra la guitare sur scène, pour toute la tournée. « Il est aussi responsable du pa-pada sur “Animals will save the world” », ajoute Senso, non sans malice.

Les voilà donc à quatre, comme un vrai groupe de rock. Et comme il l’avait annoncé lui-même lors du dernier concert de la tournée, aux Francos de Spa, cet été, Matt, le second chanteur et animateur, a quitté Joshua : « Il a amené un truc extraverti, extravagant même, sur scène, selon Greg. Son rôle était de chauffer le public. Ça n’allait plus avec la direction que Joshua voulait prendre avec ce deuxième album qui est plus maîtrisé, plus élégant. Cet album a vraiment été fait par nous quatre. La tournée a resserré nos liens. » Et Senso d’ajouter : « Matt prenait beaucoup de place, il était difficile à gérer. Son statut n’était pas très clair. Cette fois, on voulait quelque chose de plus organique pour Joshua. »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Joshua est chaud comme une baraque à frites. La crise d’inspiration, on ne connaît pas du côté de Wezembeek-Oppem. Rien ne les forçait à déjà revenir avec un nouvel album, moins de deux ans après le premier : « On avait beaucoup de choses à dire. Pourquoi attendre ? On a profité des périodes de fêtes ou des semaines où on n’avait rien. Les concerts, c’est surtout le week-end. On sentait qu’on devait peaufiner, rectifier, développer le style et le son de Joshua. On a fait ce qu’on voulait en quatre mois, en restant spontanés. »

Qui nous sauvera ?

Le titre de l’album (et de la plage titulaire qui est déjà un tube radio) montre en tout cas que le groupe garde le cap de l’optimisme, même si on a le droit de penser que l’être humain bousillera cette planète avant que les animaux aient le temps de réagir : « Ce titre n’a pas besoin d’explication. Le but, c’est d’en parler avant que cela n’arrive ». De la même façon qu’on pourra apprécier, au verso de la pochette, la mention : « Produced by Joshua. Made in Kingdom of Belgium. Since 1830 ».

« Sur notre Myspace, on avait déjà été les premiers à hisser le drapeau tricolore. On est contents et fiers d’être belges. On aime dire que Joshua est bruxellois. On est des zinnekes de la musique. C’est une vision internationale qu’on tend à exporter. Notre booker est flamand et ça nous intéresse aussi de jouer en Flandre. Notre but premier maintenant est de marquer le coup en France. Notre album sort sur Wagram début 2009. On va d’ailleurs passer deux semaines en résidence à Roubaix pour bien préparer la tournée. »

Concerts le 6/11 à l’Escalier de Liège, le 8/11 aux Nachten d’Anvers, le 10/11 au Charlatan de Gand, le 18/12 à l’ABBox et le 19/12 au Cubic Clash de Turnhout.

www.myspace.com/joshuanoise

THIERRY COLJON


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