Chamfort en trompe-l’œil

chamfort.JPGAlain Chamfort a présenté, jeudi à Comines, son nouveau spectacle intitulé Chansons en trompe-l’œil, avant d’en faire autant, vendredi à Welkenraedt, samedi à Woluwe-Saint-Pierre, et la semaine prochaine au Bataclan de Paris.

Le reportage photo de René Breny

L’idée est de parcourir autrement l’ensemble de son répertoire, de s’offrir une certaine liberté, détachée de toute sortie d’album. Pour cela, le séduisant chanteur a imaginé des invités virtuels, qui apparaissent au fil du concert sur quatre écrans à taille humaine. Entouré de Vincent Brulin à la guitare et du DJ Pierre Lucas, Alain reste au centre d’un spectacle qui joue sur le temps, avec un charme et un humour d’une délicatesse inouïe. Tout commence par le clip de « Ce n’est que moi » où Chamfort campe à merveille le rôle du chanteur de charme vieillissant, se moquant de lui-même avec une grâce et une émotion non feinte. C’est ça qu’on aime chez lui : cette lucidité ne tombant jamais dans l’auto-apitoiement. Tout lui va à merveille, à commencer par cette élégance d’un autre temps.
Qu’il reprenne seul « L’ennemi dans la glace » ou « Géant », qu’il fasse bouger le public sur « Manureva » repris deux fois, qu’il remonte le temps avec « Madona » et « Bébé chanteur », qu’il évoque Gainsbourg et Duvall présent dans la salle… Quoi qu’il fasse, c’est avec le bonheur de partager avec le public une histoire commune basée sur des mélodies inaltérables et des textes parmi les plus beaux de la chanson française.
Et puis, il y a les cerises sur le gâteau : ces invités absents-présents. Deux violonistes, un trompettiste, une tromboniste, la chanteuse Skye sur « Aucune différence » et « Malaise en Malaisie », Vincent Delerm très drôle sur « La danse, c’est naturel », Jane Birkin avec « T’as pas le droit d’avoir moins mal que moi », et surtout Michel Delpech pour une valse des chanteurs de charme aux prises avec le temps, sur « Quand j’étais chanteur » et « Le grand retour ». Chassé-croisé d’une tendresse qui n’oublie jamais le clin d’œil.
Le public du Centre culturel de Comines s’est plus d’une fois levé pour acclamer cet artiste précieux aux sentiments vrais, à la fois créatif et respectueux d’un passé glorieux. Chamfort est un amour d’homme. THIERRY COLJON

Alain Chamfort sera en concert ce vendredi 21 au Centre culturel de Welkenraedt (087/89.91.70), samedi 22 au Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre (02/773.05.88) et le 28 janvier au Forum de Liège (04/223.18.18).

Le reportage photo de René Breny


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