Kaiser Chiefs comme à la parade

Kaiser Chiefs Dominique DuchesnesLes Kaiser Chiefs étaient à l’Ancienne Belgique pour deux jours, ce week-end. . On a beau dire et écrire ce qu’on veut à leur propos, au rayon efficacité, c’est assez imparable. Voir aussi les photos du concert.

Alors que nous sommes parfois les premiers à blâmer les groupes qui snobent les petites salles pour Forest-National, saluons la formation anglaise Kaiser Chiefs qui s’offre deux Ancienne Belgique (comme Bloc Party les 12 et 13 février prochain), alors qu’elle a le potentiel et le talent pour s’installer à Forest. Voilà, c’est dit.

Le groupe emmené par le sautillant Ricky Wilson a tout retourné à Werchter l’été dernier. Et avec un nouvel album sous le coude, le bien nommé et plutôt prévisible Off with their heads, le quinquet de Leeds a pourtant toutes les cartes en main pour offrir un concert enlevé et festif lors des deux soirées bruxelloises complètes en deux temps trois mouvements.

Il est un peu plus de 21 heures, samedi, lorsque déboulent -c’est vraiment ça- Ricky et ses amis et entament les 80 minutes pied au plancher qui vont suivre avec « Spanish metal », premier des quatres extraits emprunté à Off with their heads joué samedi soir.

Le fulgurant « Everyday i love you less and less » déclenche ensuite les premières secousses dans la salle au public tout sourire et assez chaud. Le son est directement au point et le groupe ultra en place. On a beau dire et écrire ce qu’on veut sur Kaiser Chiefs, au rayon efficacité, c’est assez imparable. Avec des chansons taillées sur mesure pour les stades (« Ruby », « Na na na naa » ou « I predict a riot”, par exemple et toutes jouées samedi), le groupe tient son public en main dès le début pour ne plus le lâcher.

Bien sûr, les influences se bousculent au détour d’un riff, d’un refrain ou d’un accord de clavier mais ces mêmes influences (Blur, Stranglers, Magazine, Clash, Devo ou même Duran Duran) font que Kaiser Chiefs est ce qu’il est aujourd’hui : un solide groupe de scène.

On a eu le sentiment d’assister à un concert juke-box (des tubes, des tubes et encore des tubes) car, les quatre nouveaux morceaux mis à part, Kaiser Chiefs privilégie intelligemment ses morceaux les plus tranchants, les plus pop et les plus immédiats. Les « Can’t say what i mean » et « Oh my god », en unique rappel et repris en chœur comme à la parade, transforment l’Ancienne Belgique en karaoké géant.

Et tandis que les lumières de la salle se rallument, la célèbre « Waltz in black » des Stranglers accompagne idéalement le public sur le trottoir du boulevard Anspach…

PHILIPPE MANCHE

Les photos

Reportage photo Dominique Duchesnes


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7 Comments

  1. Marine

    25 janvier 2009 à 14 h 30 min

    Rudy ? Ou Ruby?

  2. zobmik

    25 janvier 2009 à 16 h 03 min

    @ Marine

    Pouvez vous m’expliquer l’intéret de faire un commentaire aussi con?

  3. durum

    25 janvier 2009 à 17 h 10 min

    Pouvez-vous m’expliquer l’intérêt de réagir bêtement à un commentaire aussi con?

  4. Mathieu

    25 janvier 2009 à 18 h 30 min

    Super concert, très content de les revoir et surtout à l’ab. Après les avoir vu 3 – 4 fois à Werchter ou au Pukkel, c’était le meilleur concert.

  5. zaza

    25 janvier 2009 à 19 h 11 min

    Marine, Zobmik et durum, vous me plaisez ^^

  6. C.Pt

    26 janvier 2009 à 14 h 51 min

    Merci Marine, vous aurez vu que la petite coquille a été corrigée.

  7. michel

    27 janvier 2009 à 10 h 08 min

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