Derrière les Düne…

L’enfer, c’est les autres. Mais n’en déplaise à Sartre, le “Huis Clos” a parfois les allures d’un petit coin de paradis. Il en allait ainsi mercredi soir, au Grand Mix, avec la visite de Freschard, The Wave Pictures et Stanley Brinks. Trois noms, trois concerts et cinq musiciens qui vivent la musique avec le même plaisir. Intense. Contagieux. Artisanal.

Les disques de la Française Clémence Freschard ne sont disponibles que sur des CDRs vendus en tournée. Il est 20h45 et tout le monde occupe déjà la scène pour donner vie à ses vignettes pop. Une sorte d’anti folk candide, charmant et charmeur. Les Wave Pictures servent de backing band. Le grand André Herman Düne (Stanley Brinks, c’est lui) joue de la clarinette. Sans y voir de connotation péjorative, on se croirait invité dans leur salle de répét’.

Une demi-heure plus tard, on s’imagine dans le salon. David Tattersall, Jonny Huddersfield Helm et Franic Rozycki sortent l’album photo et nous montrent leurs Wave Pictures.  Le deuxième album officiel des Anglais est une petite merveille. On y croise les Smiths (Kiss Me), le timbre du Modern Lover Jonathan Richman voire d’un Ian Curtis. Au plombé, au dépressif, les Wave Pictures préfèrent l’humour, le jouissif. Chanson qui donne son titre au disque, « Instant Coffee Baby » parle d’une cafetière volée qui se venge en brûlant des doigts.

Clémence est dans les parages. André se transforme en cheminée (ce mec arrive même à chanter une clope au bec). Il assure quelques chœurs et aide Franic à jouer de la basse. Les trois Wave Pictures ont toujours eu le sens du travail d’équipe. Ils ont entre autres donné des coups de main à John Darnielle, The Mountain Goats et toute la famille Herman Düne : Lisa-Li Lund, David-Ivar et Neman, et évidemment André…

Parlons-en du Dédé… La grande bringue, qui a quitté Herman Düne au moment où le groupe signait sur une major, voyage sans téléphone et sans guitare. Il attaque, seul, en acoustique. Sans micro. Joue avec un beau petit joujou emprunté au frère du barman. Les Wave Pictures le rejoignent. L’accompagnent. Puis chantent leur « Just like a drummer » sur requête du public. C’est comme ça qu’on aime la musique. Spontanée, imprévue et chaleureuse. Humaine.

J.B.
www.myspace.com/freschard
www.myspace.com/thewavepictures


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2 Comments

  1. manu

    29 janvier 2009 à 16 h 14 min

    C’est clair que toute cette petite troupe respire la spontanéité… Ils sont passés en novembre au 210 : http://blog.getnexthighestdepth.com/?p=84

    Et la soeur Düne (Lisa-Li Lund) y passera également le 12 février :
    http://www.atelier210.be/agenda.php?idevt=52

  2. lio

    29 janvier 2009 à 18 h 37 min

    et ils y repasseront le 11 avril!
    http://www.atelier210.be/agenda.php?idevt=51

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