Le match du jour Santigold vs St. Vincent

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Santigold contre St. Vincent. La naissance, les antécédents, à charge et à décharge, quel sera le verdict ? 

Nom. Santi White (Santigold)

Naissance. Le 25 septembre 1976, à Philadelphie.Antécédents. Fille d’avocat, diplômée de la Wesleyan University en musique et études africaines et américaines, Santi a travaillé chez EPIC, chanté dans un groupe punk, Stiffed, sorti son premier album, une machine à tubes, sous le nom de Santogold au printemps 2008. En vogue, la cousine américaine de MIA a enregistré une chanson pour la marque Converse avec les NERD et le Stroke Julien Casablancas, produite par… Pharrell.

A charge. L’Américaine a fait sa diva. Style je ne veux pas jouer après minuit, on me programme à 23h45 et je viens à minuit quand même. On a un peu les boules. Juste avant son concert, Ponpon prédit une tempête.

A décharge. La collaboratrice de Diplo, Spank Rock et Switch a de la gueule entourée de ses deux danseuses, accessoirement choristes, et de son band. Dub, électro, hip hop… La riot girl refuse de choisir et réforme à sa manière la pop moderne.

Verdict. On condamne l’un de ses fans (qui a malgré la fraîcheur des lieux passé tout le concert à poil au milieu de la foule) pour exhibitionnisme. Mais on accorde l’immunité Diplo-matique à la forte tête de Brooklyn. Histoire qu’elle puisse voyager à son aise aux quatre coins du monde et nous sortir un deuxième album aussi convaincant que le premier. Elle a déjà commencé à travailler et revendique Otis Redding et Egyptian Lover comme influences majeures.

 

Nom. Annie Clark (St. Vincent)

Naissance. En 1982, à Tulsa (Oklahoma).Antécédents. Annie Clark a déjà bien bourlingué. Elle a été membre des Polyphonic Spree et a tourné avec Sufjan Stevens. Elle a sorti son premier album Marry Me en 2007 et Actor, son successeur, en mai dernier. Pour lui donner vie, l’Américaine a cherché l’inspiration en regardant à nouveau ses films préférés : (Badlands de Malick, Pierrot Le Fou de Godard, La Belle au bois dormant ou Le Magicien d’Oz). Elle a coproduit cet album avec John Congleton (Modest Mouse, Explosions in the sky, Polyphonic Spree…).

A charge. Le son, dans la Petite Maison dans la prairie, n’est franchement pas terrible en ce début d’après-midi. Loin s’en faut. St. Vincent a du mal à rendre pleinement le charme de ses mélodies enchantées. De ses jolis morceaux étranges et luxuriants. La chanteuse s’en rend compte et n’a pas l’air d’avoir l’esprit tranquille.

A décharge. La multi-instrumentiste Annie Clark n’est pas juste charmante. Elle possède une voix incroyable, irrésistible, sensuelle qui donne la chair de poule. Flûte, violon, saxophone… St. Vincent essaie quelque chose dans un contexte difficile.

Verdict. Annie Clark rêve de jouer dans un film de Woody Allen mais on ne lui accordera que la liberté conditionnelle tant on apprécie la musique de St. Vincent. Nous paierons la caution pour la voir dans des circonstances plus favorables.

 

Toutes les photos du festival (Photos : Thomas Blairon, Belga)

Julien Broquet et Didier Stiers


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