10 Days Off : 3 questions à Philip De Liser

ballroom-3-ok.jpgLe dernier jour des Gentse Feesten, lundi passé en l’occurrence, est traditionnellement appelé « de dag van de lege portefeuille » (« le jour du portefeuille vide », pour ceux qui auraient un peu de mal avec ces capacités intellectuelles chères à Yves L.). Il correspond aussi aux dernières heures des 10 Days, le moment idéal pour papoter quelques instants avec un programmateur qui court toujours autant. Fatigué donc, mais satisfait.

Quel est votre bilan, musical et public, de cette édition 2009 ?

Je pense qu’on a eu autant de visiteurs que l’année passée. Ça doit se situer entre 20 et 22.000 personnes en dix jours. Avec l’évolution des Gentse Feesten et la musique électronique devenant plus mainstream, les 10 Days Off sont aujourd’hui un des quatre festivals officiels des Fêtes, donc il est certain que bon nombre de jeunes y passent d’abord une journée avant de nous rejoindre en soirée. Au niveau artistique, je suis absolument satisfait. Nous n’avons eu aucune annulation, ce qui est déjà assez exceptionnel. Et personnellement, j’ai vu plein de bons concerts : Miike Snow, Slagsmalsklubben, Jazzanova, Metronomy… Et de très bons dj’s sets. De Benga, notamment, qui est déjà venu en 2008 mais qui touche aujourd’hui un public plus large, et DJ Hell, remarquablement bon aussi…

Trois artistes qui devraient absolument être invités l’année prochaine ?

Oh, on verra… Après chaque édition, je crains toujours de ne plus pouvoir proposer un aussi bon plateau lors de la suivante. Quand je commence à travailler sur le line-up, c’est donc dans le stress. Mais jusqu’ici, je suis toujours arrivé à en proposer un qui me satisfasse. C’est vrai qu’il est difficile de trouver l’équilibre entre des noms établis, des valeurs sûres, et des nouveautés. C’est clair qu’on a parfois des artistes qui jouent devant 50 ou 100 personnes, alors qu’on en a 1.500 dans la salle principale… Mais c’est aussi notre fonction : nous sommes une asbl, subsidiée, et nous devons proposer des découvertes artistiques.

Comment se fait-il qu’au bout de 15 ans, les 10 Days constituent toujours le seul festival 100% électronique de Belgique ? Alors que dans le genre pop-rock par exemple, ils ont proliféré…

Il y a d’autres festivals qui n’offrent que de la musique électronique, comme le Tomorrowland (Ndlr : les 25 et 26 juillet derniers, à Boom)… Si on regarde le plateau de Dour ou du Pukkelpop, ils ont aussi invité pas mal d’artistes électroniques. C’est clair que les 10 Days ont constitué le premier festival belge proposant une affiche strictement électronique. Et on ne veut pas se limiter qu’à ça. Mais c’est vrai aussi que sur la durée et la longévité, nous sommes les seuls. Pourquoi ? Je n’ai pas de réponse ! Désolé !

Didier Stiers


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1 commentaire

  1. zaza

    31 juillet 2009 à 1 h 43 min

    “pour ceux qui auraient un peu de mal avec ces capacités intellectuelles chères à Yves L.”

    Excellent ! Que j’ai ri ! 😀

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