Cypress Hill is in the house

I Wanna get high. So high. Avec Cypress Hill et Primal Scream à l’affiche (improbable tandem on en convient), la soirée de vendredi aux Fêtes de Lokeren était placée sous le signe des psychotropes.

Il est 21h. Les rappeurs californiens ne sont pas encore montés sur scène mais il fait déjà tout bleu. A première vue, les festivaliers n’ont pas besoin des projections didactiques de Cypress pour savoir comment rouler de gros pétards.
Ca occupe. D’autant que le début du concert sera plutôt laborieux. Les voix passent mal. Le gang manque de punch. Rien de grave. On aura droit à notre petite montée. Insane in the brain, Hits from the bong, I Ain’t Goin’ Out like that, Rock Superstar… Le public s’agite. Avec Cypress, les concerts sont toujours très participatifs. Faut chanter, rouler, lever les bras en l’air… Cypress Hill is in the house (et il n’est pas le seul). Aucun doute. C’est bien le quatuor angelenos qui a rameuté la grande foule. Fait rare aux Lokerse Feesten d’ailleurs : la soirée affiche complet.
On est serré comme des sardines. Et étonnamment, ça ne va pas durer. Quand on voit le site tout à coup clairsemé, on est même presque gêné pour Primal Scream et son chanteur Bobby Gillespie. Pas sûr qu’il s’en rende vraiment compte. Robert a 45 ans mais comme d’habitude, il est en lévitation. Sur une autre planète. Les morceaux les plus traditionnels, ceux à la Stones (comme Country Girl), tombent un peu à plat mais Primal est sans doute l’un des groupes les plus représentatifs de la fusion entre le rock traditionnel et l’acid house. Toujours habile dans le mélange des genres. Que ce soit le rock, l’électro, la pop, le dub et la musique psychédélique. C’est quand il se laisse aller que le groupe écossais prend une autre dimension. Comme en témoigne Swastika Eyes… Primal Scream n’a pas encore rendu les armes.

JULIEN BROCQUET


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