Les Chemical vont plus loin et restent les plus forts

Tom Rowlands et Ed Simons, après avoir collaboré avec un peu tout le monde et ouvert leurs beats électroniques à divers styles y compris world, ont préféré, sur ce septième album, revenir à plus d’intimité avec huit longues plages renouant avec leurs fondamentaux électros.

Comme s’il s’agissait de reprendre une couronne que d’autres ont en vain tenté de leur ravir. Après le single « Swoon », on découvre six longues plages psychédéliques étalées sur 5 à 6 minutes, en plus d’un « Escape velocity » de près de douze minutes.

En renouant avec sa façon de travailler dans les années 90 (ces vagues répétitives qui montent et vous submergent avant de vous laisser pantois au bord de la plage), le duo anglais n’a certes pas voulu faire marche arrière. Pour la première fois, il a d’ailleurs demandé aux réalisateurs Adam Smith and Marcus Lyall d’illustrer chaque titre par une vidéo. Ainsi les Chemical Brothers vont plus loin en poussant le mariage de la mélodie, des beats et des envolées synthétiques dans ses derniers retranchements. Déstabilisant à la première écoute, ce disque suscite rapidement ensuite l’adhésion. Fortiches, les mecs, tout de même ! EMI.

THIERRY COLJON


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