La boule à facettes revient aux 10 Days off

Et de 16 ! Seize éditions déjà pour la grande fiesta où l’on célèbre le dancefloor, un rendez-vous comme toujours fixé au Vooruit et une fois encore organisé dans le cadre plus large des Gentse Feesten. Et puis surtout : le festival qu’on inscrit à son agenda quand on aime les musiques électroniques. « Les », parce que les 10 Days ont depuis longtemps abandonné le « of techno » qui complétait leur titre à l’origine. Une démarche normale, après tout : la manifestation s’est ouverte aux multiples déclinaisons du genre, non seulement à celles qui se dansent, mais aussi à celles qui s’écoutent.

Cela dit, les adeptes du beat qui fait bouger ne manqueront pas de remarquer que la tendance du moment est à un nouveau revival. Le Nu-disco, en clair, qui ressuscite les sonorités « balearic » et « italo » d’antan, entre la house dont on se gavait du côté d’Ibiza et cette dance 100 % électronique du milieu des années 80. Dans le genre, c’est au Pukkelpop qu’on entendra Aeroplane, encore que ces Wallons qui font le buzz avec un album annoncé pour septembre soient en cours de route passés de duo à solo.

Un large panorama

Dans une mouvance similaire, ce sont les deux garçons de Mustang qui se produiront aux 10 Days. On y retrouve Renaud Deru (Dirty Dancing), lequel travaille avec son comparse à la suite d’un EP intitulé Chameleon circus. Dans un style un rien plus psyché mais toujours disco, les Gantois de Villa planchent eux aussi sur un disque après avoir remixé notamment Dan Le Sac et Moby. Rendez-vous le dernier lundi du festival pour remuer dans hanches, les pieds dans le sable et la tête près de la boule à facettes.

On l’aura compris : aux 10 Days, les programmateurs s’attachent à livrer de la musique électronique un panorama aussi large que possible. Deep house, minimal techno, baile funk au programme donc. De même que trois « label nights » . De même aussi que des valeurs sûres dont le périple estival fait très régulièrement escale en bord d’Escaut. On pense à Dr. Lektroluv, Felix Da Housecat, John Digweed, Yuksek et Shameboy, Tiefschwarz et les Glimmers.

Soulignons aussi la présence de Benga, Beni Uthman dans le civil. Il compte parmi les pionniers du dubstep, mix typiquement british de jungle, de techno, de dub et de hip-hop notamment. Cette scène, qui a fini par faire des émules outre-Manche, a également ses rénovateurs, comme Joy Orbison, lui aussi de la fête aux 10 Days ; avis à ceux qui aiment leur dubstep avec un peu de romantisme et de dancehall dedans… À déguster jeudi prochain, en compagnie d’autres Britanniques encore (Mount Kimbie), mais aussi de Belges, comme Kastor & Dice.

Un dernier conseil pour la route ? Que vous soyez branché breakbeats, drum’n’bass, bootiebass, grime, ghettotech, nu-jazz ou new-rave… n’oubliez pas de vous hydrater !

DIDIER STIERS


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