Dominique A l’immense

On ne le dira jamais assez. On a beau le voir en solo, avec son groupe rock élargi ou en formation plus réduite, comme mercredi aux Francofolies, le chanteur nantais basé à Bruxelles livre ce qui se fait de mieux en ce moment en français, tous styles confondus. Dominique A est aujourd’hui au sommet de son art. Sur scène, sa présence impressionne plus que jamais. C’est un bloc de granit, une pierre philosophale, un mystère. Sa voix, libérée de tout frein, s’envole pour nous emmener très loin. Dominique est un conteur de l’extrême et de l’infini. Qu’il chante le bruit blanc de l’été ou les vents glacés, il sidère, il émeut comme personne. Cette violence contenue dans sa façon de se mouvoir, la beauté des textes, la force des mélodies… Tout nous convainc que Dominique est le plus grand. Après avoir vu le meilleur concert du festival, on a presque envie de dire que la suite n’a plus d’importance. Dominique A, c’est l’essentiel et puis c’est tout. T.C.


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24 Comments

  1. Joconde

    22 juillet 2010 à 18 h 10 min

    belle chronique sur Focusvif. Mais tout cela est fort élogieux pour Dominique A. “Seul au sommet” “l’immense”.
    Il faudrait aussi dire quelque part que ses albums (son dernier album) ne sont pas à la portée de tous, exigeants, difficiles à apprivoiser.
    Mais si vous préférez vous complaire dans l’euphorie un peu simpliste…
    Et grotesque de dire que le meilleur concert du festival a eu lieu alors que les Francos viennent de débuter.

  2. eaulivier

    22 juillet 2010 à 19 h 17 min

    Tous les musiciens devraient être exigeants avec leur public, le monde musical se porterait mieux.

  3. eaulivier

    22 juillet 2010 à 19 h 19 min

    Si tous les musiciens étaient exigeants avec leur public, le monde musical se porterait mieux…

  4. zcomme

    23 juillet 2010 à 1 h 41 min

    et avec la pommade, un doigt?

  5. joconde

    23 juillet 2010 à 8 h 44 min

    Mieux comme quoi, mieux comme Dominique A? aie aie

  6. eaulivier

    23 juillet 2010 à 10 h 23 min

    Fais donc d’autres propositions, ça m’intrigue…
    Personnellement, je trouve qu’il fait vraiment partie du haut du panier.

  7. joconde

    23 juillet 2010 à 10 h 32 min

    je peux te lâcher des noms, c’est pas l’intérêt. Je trouve juste qu’on force doucement le trait avec Dominique A, sans doute pour tenter d’infléchir la tendance aux ventes pitoyables de ses disques.
    “L’immense” et le “sans égal”, faudrait quand même pas exagérer.

  8. Rikaï Zaza

    23 juillet 2010 à 10 h 37 min

    M Coljon s’emporte à nouveau, on dirait.

  9. eaulivier

    23 juillet 2010 à 10 h 50 min

    Je pense honnêtement que Dominique A se fout de ses ventes (peut-être pas son label j’en conviens).
    Mais une bonne chronique n’a de toute façon pas nécessairement le don de les augmenter que je sache…
    Et pourquoi le journaliste ne pourrait-il pas croire au mot “immense” alors que moi, simple auditeur, oui ?

  10. joconde

    23 juillet 2010 à 12 h 00 min

    Voilà qui est dit: eaulivier, fan de Dominique A.
    le rôle d’un journaliste (de deux journalistes, de dix journalistes) est-il de nous faire partager son enthousiasme de fan de… ?
    Je vous renvoie au premier commentaire publié à propos du concert de Dominique A.
    http://frontstage.lesoir.be/2010/07/21/spa-sous-la-pluie/
    Pas sûr que tout le monde soit de l’avis unanime de la presse.
    mais j’insiste : je pense qu’il y a une tendance à forcer le trait sur Dominique A, et que c’est limite saoulant de lire partout et à chaque fois qu’il est “immense”. je pense que même le jour où il livrera une mauvaise prestation, on dira encore que c’est énorme…
    Complaisance?

  11. joconde

    23 juillet 2010 à 12 h 01 min

    et encore : moi, je pense tout le contraire de toi, eualivier, m’étonnerait que quiconque se moque de ses ventes de disques.

  12. eaulivier

    23 juillet 2010 à 13 h 10 min

    J’aime pas le mot fan… Je trouve juste que dans la chanson française, c’est l’un des plus fort, sur scène comme sur disque. Pas de ma faute si cela correspond JUSTEMENT avec l’avis exprimé ci-dessus…

    Et puis, bien évidemment qu’il y a des musiciens qui se foutent de leurs ventes… Heureusment d’ailleurs. Je ne peux évidemment pas le prouver dans le cas de Dominique A.

    Et enfin, ce qui m’intéresse, c’est de savoir pourquoi selon toi la presse force le trait le concernant.

  13. eaulivier

    23 juillet 2010 à 13 h 17 min

    Et le rôle d’un journaliste est bien, en partie en tout cas, de nous faire partager son enthousiasme non ?

  14. eaulivier

    23 juillet 2010 à 13 h 45 min

    Encore un autre élément : sur l’ensemble de mes amis, il y a un large consensus concernant le talent de Dominique A (alors que c’est pas forcément notre background). Penses-tu que c’est dans le but d’augmenter ses ventes ?
    Et pour finir, l’un de ses albums (“Tout sera comme avant”, je crois), s’est fait casser par la presse, à juste titre, il était effectivement moins bon…

  15. joconde

    23 juillet 2010 à 14 h 52 min

    Sur l’ensemble de mes amis, mais je ne peux certifier qu’ils sont plus nombreux que les tiens, il y a un consensus sur l’idée qu’on s’en moque de dominique a, et qu’il n’est ni “immense” ni “au-dessus du lot”.
    Est-ce indicatif?
    Est-ce que le rôle de le presse est de faire partager son enthousiasme? Oui, mais avec objectivité : est-ce que pour faire partager son enthousiasme il faut utiliser les superlatifs les plus éculés?
    C’est en ce sens que je parle de forcer le trait: il est sot d’écrire que l’on a vécu le meilleur concert d’un festival quand les autres n’ont pas eu lieu. Et quand on ne voit pas tous les concerts du festival. Et qu’on écrit pas sur tous ces concerts.
    Ca s’appelle “forcer le trait”. J’eus été plus étonné si mr Coljon avait émis des nuances concernant Dominique A. Voire s’il avait le courage de nous dire le cas échéant, que ça l’emmerde profondément.

  16. eaulivier

    23 juillet 2010 à 16 h 20 min

    Donc, pour reprendre ton argument, si l’ensemble de la presse encense Dominique A, cela n’est heureusement indicatif de rien. On est donc d’accord…
    Concernant le fait de forcer le trait, oui peut-être, mais c’est normal si quelque chose nous passionne non ?
    J’ai dès lors l’impression qu’on parle plus de linguistique que de musique…
    Et tu n’as pas répondu à ma question : quel intérêt peut y trouver le journaliste ?

  17. joconde

    25 juillet 2010 à 22 h 45 min

    Hola
    qu’est-ce que j’en sais moi quel intérêt il peut y trouver? Se mettre au diapason des autres, donner l’impression qu’il est “in”? Faire plaisir à un “ami” de la profession, habitant ou ayant habité Bruxelles, et devenu par la force des choses, une connaissance proche? Mettre en avant ses propres goûts pour Dominique A, et se gonfler d’orgueil parce qu’on aime ses disques, améliorer l’image de son journal (Le Soir aime DOminique A, donc Le Soir est un bon journal puisque Dominique A est le meilleur de l’univers).
    Si je retourne ton argument (allez, c’est de bonne guerre) : est-ce indicatif qu’une large majorité du public s’en tamponne de Dominique A, malgré l’encensement systématique dont il bénéficie dans la presse? J’ai la faiblesse de penser que oui, que si Dominique A reste méconnu, mal connu, ignoré, ce n’est pas dû qu’à la bêtise du public.
    Peut-être que le public se trompe en préférant Obispo à Dominique A… Qui oserait l’avancer? Et au nom de quoi, hein?

  18. Marcel Pignol

    25 juillet 2010 à 23 h 28 min

    eaulivier/joconde, votre chicanerie ne repose sur rien et est particulièrement inintéressante.

    Coupez court, vous gachez de la bande passante.

  19. eaulivier

    26 juillet 2010 à 9 h 51 min

    @ Marcel Pignol : j’ai pour principe de penser que quand quelque chose ne m’intéresse pas, eh bien je ne le lis pas. Tu devrais en faire autant…

    @Joconde : t’es sérieux là avec tes arguments ?
    On dirait que tu lies la qualité d’un artiste à son succès, ce qui est complètement insensé…
    Et pour revenir aux journalistes, j’ai la faiblesse de croire que pour se mettre en avant, ils ont plus tendance à valoriser des trucs où le consensus n’est pas établi.
    Quand au public, pffft, je peux te prouver que ses choix sont généralement basé sur tout sauf des critères qualitatifs…

  20. joconde

    26 juillet 2010 à 12 h 24 min

    Prouve, seulement. y’a des études scientifiques là dessus?
    Je ne lie aucunement la qualité d’un artiste à son succès, je dis juste que l’équation
    Artiste maudit = génie
    est aussi fausse que celle qui dirait
    artiste à succès = bouse intégrale

  21. eaulivier

    26 juillet 2010 à 12 h 59 min

    Artiste maudit ? Ca me paraît très éloigné de la réalité… J’ai vu près de 10 fois Dominique A en salle, et c’était chaque fois sold-out… Des artistes vraiment maudits, j’en connais un paquet, mais la presse n’en parle pas du tout 😀

    Concernant le “public”, j’ai vécu à une époque un truc plutôt révélateur. Ma compagne écoute Yann Tiersen depuis bien longtemps. Bien avant le succès de ce dernier, nous avons donc prêté certains de ses albums à un paquet de nos connaissances, et la plupart détestaient vraiment. Pourtant peu après, avec le succès d’Amélie Poulain, ces mêmes gens avaient acheté la BO.
    Ce genre de truc m’est arrivé très souvent en fait.

  22. joconde

    26 juillet 2010 à 13 h 03 min

    Et tu en connais beaucoup qui écoute encore Yann Tiersen?

  23. eaulivier

    26 juillet 2010 à 13 h 13 min

    J’en sais rien honnêtement…

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