Funk et rumba tranquilles, à Esperanzah!

esperanzah-baloji.jpgBaloji poursuit ses escapades estivales. Ce vendredi, l’ex-Starflam est attendu Côté Jardin par un public qui ne demande pas grand-chose de plus que de pouvoir se déhancher sous un ciel où les nuages moutonnent.Le garçon est rodé, ne se fait pas prier, et ouvre le bal avec « La raison du plus faible » tiré de son Hôtel impala. Si elle ne met pas exactement le feu, cette entrée en matière annonce pourtant quelques degrés de plus au thermomètre de Floreffe. Certains restent assis dans l’herbe, beaucoup d’autres se lèvent : c’est décidément plus pratique pour danser. Suivent notamment « Indépendance cha-cha » et « Congo eza yo biso », portés par un Orchestre de la Katuba qui assure, tranquille. Le rappeur, lui, a depuis longtemps fondu son flow dans le funk, la soul, le reggae et, forcément, la rumba. Une dernière gorgée de bière de Silly, et hop, voilà qu’on se fait cueillir par « Karibu ya bintou », dans une sorte de version swamp, plus lente, qui prend l’auditeur pile au niveau des hanches, le riff se chargeant de l’hypnotiser. Deux danseurs masqués viennent rappeler le clip de Spike et Jones… Trois ou quatre gros ballons rebondissent mollement sur les mains levées. Le rythme s’accélère progressivement, Balo, qui a depuis longtemps tombé la veste de costard, verse quelques centilitres de sueur de plus. Et quand on le réclame, il revient sur scène avec ses musiciens pour des rappels parmi lesquels un fort d’à propos « Tout ceci ne vous rendra pas le Congo ». Increvable ! Ce soir à 23h, il remettra ça à Dranouter ! Avec le même sourire !Didier Stiers


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