Bregovic : pied au plancher

Vous l’aurez compris: le plus attendu de ce dernier jour d’Esperanzah!, c’était Goran Bregovic. L’ancien compagnon de route d’Emir Kusturica a joué devant la toute grande foule, Côté Jardin…

Et de fait, s’il y avait moins de monde que ce qu’on était en droit d’attendre pour Getatchew Mekuria et The Ex, c’est tout simplement parce qu’une grande partie des festivaliers de ce dernier jour était massée sur le haut du site, espérant avoir la meilleure place à l’heure où le compositeur serbe devait monter sur scène, accompagné par son orchestre et ses choristes de Sofia. L’orchestre, lui, est éparpillé dans le public… Les cuivres se frayent un chemin, faisant au passage croître l’impatience des plus remuants. Et qu’est-ce qu’on a remué. En même temps, comment voulez-vous faire autrement sur des petites bombes folk aussi speedées que « Balkaneros vamos » ou « Gas gas » ? Un dimanche soir, en plus ?

Du coup, ça tangue en rythme par ci, ça tape dans les mains par là. Sur les musiques que Bregovic a écrites pour le cinéma, pour son opéra, et pour ses deux albums (Alkohol, décliné en Slivovica déjà sorti et Champagne annoncé pour la fin de l’année). Ailleurs, il y en a même qui font la chenille et quand ça s’accélère, on saute comme ça n’a probablement jamais sauté sur ce bout de pelouse. Sur scène, les musicos dans leur costume, assis ou debout, s’amusent du spectacle. Quant aux couples… « In the death car » (Arizona dream) et « Ederlezi (Le temps des gitans) ont dû rapprocher pas mal de corps ce soir. Iggy Pop n’était forcément pas de la partie… d’où cette version d’« In the death car » quelque peu feutrée. Là-dessus, bonne nuit !

Didier Stiers

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