Le rock’n roll plezier du Pukkelpop

19_pukkel2.jpgEn 1985, le festival de Werchter célèbre sa première décennie de rock et de blues. Dans un petit coin de Campine, des irréductibles imaginent une alternative : le Pukkelpop. Qui voit le jour à Leopoldsburg, devant 2.500 spectateurs. Vingt-cinq ans plus tard, la manifestation s’est hissée parmi les plus grosses du genre. L’édition 2010 affiche complet depuis un bon moment et va rassembler plus de 180.000 personnes en trois jours.

A l’époque des premiers « Pukkel », débarquer dans ce fin fond de Belgique était un plaisir pour les punks et les accros à la new wave. En 1985, Chokri Mahassine et ses camarades n’ont monté qu’une scène. Et imaginé une affiche à sept noms, parmi lesquels Anne Clark et Anna Domino, mais aussi les Belges Front 242 et The Neon Judgement : de la musique qu’on n’entendait pas vraiment ailleurs.

Pour durer, le festival s’est adapté à défaut de toujours innover. En 1991, le déménagement à Kiewit s’effectue au son des Ramones, devenus des fidèles. Les Ramones, mais aussi Sonic Youth, les Pogues, Black Francis, An Emotional Fish, Dinosaur Jr. House Of Love, Ride et… Nirvana ! Cobain & co remplaçaient les Limbomaniacs, un groupe crossover funk-rock à la Red Hot Chili Peppers. Le Pukkelpop, n’a toujours qu’une scène mais déjà 17.000 spectateurs. La dance alternative y débarque, incarnée par Underworld. Trois scènes sont montées cette année-là. Un an plus tard, le festival passe à deux jours. Depuis 2001, c’est trois.

Vingt-cinq ans, ça laisse le temps de se remémorer ceux qui allaient écrire un peu de l’histoire de cet incontournable rendez-vous estival. Les Rollins, les Nick Cave… Les Neil Young, Iggy Pop, Metallica et Chemical Brothers… Ou Ice T, persuadé avec ses cogneurs de Body Count d’être en Hollande…

Et le public ? Pas mal assagi au fil des années, aurait-on presque envie de dire. Ou élargi, c’est selon. En cette fin de vacances d’été, on ne vient plus seulement pour la musique, à Kiewit, mais aussi pour s’offrir un dernier week-end de plaisir avant la rentrée. VIP, politiques et BV sont de la partie. On achètera son casque audio au logo du festival, lequel a désormais son application sur l’iPhone. Quant au prix du ticket… En 85, il était de 300 francs. Pour les anciens Belges, ça fait 7,50 euros. Dix fois moins qu’aujourd’hui, toute comparaison/inflation/taille de l’affiche mise à part. Vingt-cinq ans ? Un quart de siècle ? Amaï !

DIDIER STIERS


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