Samedi : pour commencer…

frontstage-daisy.jpgHier soir, pardon, hier nuit, on a amplement préféré les bricolages planants de Holy Fuck au dancefloor version Bloody Beetroots. Les Canadiens ont peut-être joué moins fort qu’aux Nuits Botanique, mais leurs compos instrumentales où l’electronica fricote avec le post rock n’ont rien perdu de leur pouvoir évocatif pour autant. Impro et vielles pelloches vs platines et gros filtres : 1 – 0.

Ce n’est jamais que mon avis, faut que je le précise ; j’ai pas envie que les fans hardcore des Bloody Beetroots pensent eux aussi à me marabouter ou viennent faire pipi dans ma boîte aux lettres… Quoi qu’il en soit, ce samedi, le réveil flirte avec un épisode de Mission : impossible. Sortir du lit, passer sous la douche et retrouver sa voiture ressemble à du boulot de cascadeur. Heureusement que midi soit encore sur le site une heure paisible. Public épars, les premiers à monter sur scène ont bien du mérite. Les Américains de OK Go, douze ans de parcours dans les pattes, partagent leur plaisir d’être ici avec quelques spectateurs invités monter sur scène. Pour danser un peu. Bon, ce n’est pas leur fort, mais on sourit quand même. Autre formation issue des années 90 (92 pour être précis), Ash débarque ensuite sur la main stage. Avec leur rock indie, et des morceaux comme « Girl from mars » et « End of the world », les Irlandais en font chanter et bouger plus d’un, dans ces premiers rangs toujours facilement accessibles.

La journée promet d’être chaude, alors on fait un arrêt à l’ombre. Au Marquee, où Alain Johannes est seul en scène avec ses guitares. C’est fou ce qu’on peut tirer d’une caisse en bois et de quelques cordes… Folk, blues, flamenco et on en passe. Le temps d’une mélopée, le bonhomme fait même entrevoir l’Orient, avant d’embarquer les connaisseurs dans l’une ou l’autre Desert Sessions (« Making a cross », « Holey dime »)… C’est cool, mais c’est pas l’endroit : dans un petit club, c’est le genre de musique qui touche plus et plus vite. Ce soir, avec les Queens Of The Stone Age, il n’y aura en tout cas pas de souci de cet ordre.

Le feelgood concert de ce début de journée, c’est au Club qu’on a été le vivre. Un Club plein comme un œuf. Avec Kitty, Daisy & Lewis. Précisons tout de suite que la photo ci-dessus est l’œuvre de notre camarade Thomas qui, on le découvre en même temps que vous, a été fétichiste dans une autre vie. Plus sérieusement, c’est surtout le pied de Daisy, la batteuse de ce quintette rock’n’roll qui fait swinguer comme personne. Et la demoiselle ne boit pas que de l’eau du robinet… Feelgood concert donc, parce que chansons vintage, rythmique pour taper du pied (il y a une grosse contrebasse dans l’affaire aussi), l’harmonica de Kitty qui déchire tout et la gratte de Lewis sapé comme il y a cinquante ans. Par rapport au gros de l’affiche du Pukkelpop de cette année, ça, c’est vraiment alternatif !

Selah Sue, remember ? L’an dernier, à Dour, seule avec sa guitare, sa voix soul et son phrasé pas commun, elle avait mis le Dance Hall dans sa poche. Douze mois plus tard, on la retrouve sur une autre grande scène, entourée d’un groupe, et l’effet n’est plus exactement identique. Rendues ainsi, certaines de ses chansons renvoient à Amy Winehouse, Duffy et les autres. Par contre, quand elle rappe ou se met au raggamuffin, on retrouve la petite bonne femme qui nous avait épaté. De quel côté, l’album à venir ? Pour l’heure et pour nous, c’est du côté de la Wablief. Et Drums Are For Parades…

Didier Stiers

Ambiance

HolyFuck

Kitty Daisy Lewis


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