Les sorties rock et variété de la semaine

Sylvie Vartan- Warpaint – Kid Cudi – Charles Blistin – IDEMMSylvie Vartan,  Soleil bleu

Il faut d’abord préciser que si le précédent album de Sylvie Vartan (Toutes peines confondues) a été un four, c’est parce qu’il était mauvais et pas – comme elle vient de le prétendre – parce que les radios ont refusé de diffuser la chanson signée Carla Bruni (« Je chante le blues »). Cette fois, la maman de David devra trouver un autre argument si Soleil bleu ne marche pas mieux.
Keren Ann et Doriand, pour l’essentiel, mais aussi Etienne Daho (« La prisonnière »), La Grande Sophie, Benjamin Biolay (superbe « La vanité »), David Hallyday ou Julien Doré ont servi Sylvie avec des chansons tendres et belles. Mais pas forcément des tubes. C’est pourtant la seule chose que tolère le public de l’ex-yéyé. Et le passé a déjà souvent démontré que ce n’est pas en s’offrant un casting branché qu’un artiste, dont le principal de la carrière est derrière lui, parvient à convaincre.
Les duos avec Arthur H, Doriand et Julien Doré sont pourtant réussis. Tous les auteurs et interprètes ont travaillé dans le clair-obscur. La réalisation est à la fois discrète et classieuse.
RCA-Sony.

Warpaint, The fool

Le revival de la cold-wave fait de la résistance. Quel plaisir d’entendre ces riffs de guitare basse dignes de Peter Hook (New Order) ou de Simon Gallup (Cure). Tout comme les voix évanescentes, perdues dans le brouillard de Theresa et Emily, la moitié de ce combo féminin de Los Angeles. On est loin des Go-Go’s et des Bangles et c’est bien comme ça.
Rough Trade.

Kid Cudi, « Man on the moon II. The legend of Mr. Rager »

Deuxième volet de la trilogie de celui qui, au même moment, cartonne en duo avec Kanye West, sur le « Gorgeous » de ce dernier. Son pote Kanye fait partie de cette distribution, tout comme Mary J. Blige, St.Vincent et Cee-Lo. Pour un disque qui, également, tourne le dos au triomphalisme des années frimes. Du rap sophistiqué et sombre, comme on l’aime.
Island-Universal.

Charles Blistin

L’ancien Tellers est parti et nous revient en solo tout nu, tel Syd Barrett ou John Frusciante (toutes proportions gardées). Une voix plaintive, une guitare sèche grattée dans la plus grande solitude, un harmonica pleureur, un micro placé loin dans une pièce vide… Huit chansons romantiques en français pour refiler le bourdon. Le garçon a l’air tellement seul qu’elles seront nombreuses à vouloir l’étreindre.
Freaksville.

IDEMM, Doors of feelings

Le titre de ce premier album du jeune groupe bruxellois n’est pas seul à nous mettre sur la voie d’un rock énergique cher à Machiavel dont le label Monzoo sert ici d’hôte. La voix de Mario n’aurait d’ailleurs pas été de trop sur ces mélodies manquant encore un peu d’originalité (comme la ballade « Memories », par exemple). Sur scène, la juvénile bravoure du quintette devrait pallier ça.
Monzoo-Universal.


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