Les sorties rock et variétés de la semaine

The Drive-By Truckers – Gruff Rhys – Amos Lee – Bony King Of Nowhere – 127 Hours

The Drive-By Truckers, Go-Go Boots ★★★

Le groupe basé à Athens, Georgia doit se dire que si R.E.M. l’a fait (conquérir le monde), cela devrait être à leur portée. En tout cas, ceux qui se considèrent davantage comme des Alabamiens font preuve d’une belle patience puisqu’en quinze ans d’existence, c’est déjà leur neuvième album qui paraît.

Go-Go Boots a tout pour plaire aux amoureux d’une certaine tradition sudiste. Après plusieurs changements de personnel, Mike Cooley et Patterson Hood ont stabilisé une formation qui mûrit comme un bon vieux bourbon. Entre rock et country, entre the Band et Lynyrd Skynyrd, entre Springsteen, Mellencamp, Petty et Johnny Cash et surtout entre celui à qui est dédié ce disque (feu leur ami Vic Chesnutt) et celui qui leur inspire deux chansons sur ce disque (Eddie Hinton) et enfin entre Bettye LaVette, Booker T. Jones et Neil Young, trois artistes avec lesquels ils ont déjà travaillé… Drive-By Truckers a tout compris à une musique en mode mineur (au contraire des Kings Of Leon) qui s’installe comme une bonne vieille loco à vapeur, au travers de titres aux accents blues traduisant une certaine force tranquille.

*ATO-PiaS. http://www.drivebytruckers.com/

Gruff Rhys, Shampoo Hotel ★★

Troisième album solo pour le chanteur des Super Furry Animals. Le Gallois, lassé des brumes d’Albion, s’est évadé dans l’univers ouaté des hôtels qui encouragent sa kleptomanie « shampoo-esque » en rêvant d’être Brian Wilson en bord de West Coast ensoleillée. Les arrangements sixties de cette pop insouciante renforcent encore cette impression laissée par un disque à la fois léger et savant.

*Turnstile-PiaS. Jeudi 10 au Bota. http://www.gruffrhys.com/hotelshampoo/

Amos Lee, Mission Bell ★★★

Lancé en 2005 dans le sillage de Norah Jones, le chanteur pennsylvanien publie son quatrième album que produit, à Tucson, Arizona, Joey Burns de Calexico (dont John Convertino tient ici la batterie). Lucinda Williams (sur « Clear blue eyes ») et Willie Nelson (« sur Behind me now/El camino ») apportent tout leur crédit à ce qui est incontestablement le meilleur disque d’Amos Lee, plus inspiré que jamais.

*Blue Note-EMI. http://amoslee.com/

Bony King Of Nowhere, Eleonore ★★★

Deuxième album pour le petit protégé de Koen Gisen (toujours à la production) et de sa compagne An Pierlé (au piano sur « Some are fearful »). Bram Vanparys, aux qualités propres à son premier album, ajoute ici une épaisseur émouvante, avec des chansons habitées, pour ne pas dire hantées par tant de beauté et de sérénité d’une maturité confondante. Grâce aussi à un enregistrement live authentique.

*Helicopter-PiaS. Le 16/3 à l’AB. http://www.myspace.com/thebonyking

127 Hours ★★

Après le succès « bollywoodien » de Slumdog Millionaire, le compositeur A.R. Rahman retrouve Danny Boyle pour une partition symphonique qui croise Free Blood, le « Lovely Day » de Bill Withers, le Nocturne nº2 de Chopin, « Festival » de Sigur Ros et (ne cherchez pas le rapport) « Ça plane pour moi » de Plastic. Et la voix de Dido clôt un disque aux nombreuses plages oniriques qui font tout le charme du CD.

*Interscope-Universal. http://www.foxsearchlight.com/127hours/


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