« On reste chauds ! On reste… ardents ! »

Deux scènes, des artistes qui terminent sur l’une quand d’autres commencent sur celle d’à côté, une petite balade le long de l’eau pour passer de la première à la seconde : il y a décidément moyen de vivre des instants paisibles, aux Ardentes. Arrêt ravitaillement au stand falafels, remplissage du gobelet réutilisable, et hop, c’est reparti…

Dans un genre un peu plus aventureux, These New Puritans proposent une formule où des percussions aux accents tribaux et des cuivres un peu caverneux mènent le bal. Au point parfois d’étouffer la voix du chanteur (ici et là plutôt dans la scansion)… Le rock de ces Brittons-là, camarades de Hedi Slimane, est très arty, peut-être trop en ce début de soirée pour un public qui a encore en tête de profiter de l’agréable température ambiante. Le HF6 n’est pas désert, loin de là, mais il n’y règne pas non plus une folle ambiance.

Tout le contraire en somme de celle qu’on goûte aux pieds de Ziggy Marley. Notre docteur es reggae vous en touche un mot ci-dessous… Même en plein air, on sent tellement la beu qu’on se croirait à Dour. Le pouvoir fédérateur du reggae, ça ! « Love is my religion », chante le digne fils de son père. Ben c’est un peu la nôtre aussi, tiens !

Cocoon, on les voyait pas forcément dans ce grand hangar qu’est le Hf6. De la pop folk et intimiste, un piano, une guitare acoustique, une batterie discrète et une basse tranquille, c’est idéal en club, quand la nuit est tombée. Du coup, Morgane Imbeaud et Mark Daumail relancent régulièrement le public : « Comets » fait ainsi office de petit coup d’accélérateur. « OK, on reste chauds, demande le second, on reste… ardents ! » Sur le même tempo, voilà une petite formation de cordes qui enchaîne. Même au bar, on en voit taper du pied.

Selah Sue, elle, n’a pas réellement besoin de secouer le public. En nombre, il réagit au quart de tour, surtout quand la jeune Louvaniste se lance dans un de ces raggas qui ont fait sa griffe. La demoiselle a autant la pêche qu’à Werchter sauf qu’ici, ce son qui cogne pas mal passe mieux. L’effet du grand air. Un grand air qui creuse, à propos. La chanteuse a entendu dire qu’aux Ardentes, on mangeait plutôt bien, c’est du moins ce qu’elle nous racontait le temps d’une petite interview « festival ». Pour l’heure, et pour nous, ce sera un hamburger…

Didier Stiers

Selah Sue – 1 – A l’étranger, on lui parle de la situation politique en Belgique
Selah Sue – 2 – Le public est-il encore surpris par ses goûts musicaux
Selah Sue – 3 – Le rituel d’avant concert

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