Sharon Jones charme Esperanzah!

Ce vendredi, on montre éventuellement ses seins mais on ne se marche pas sur les pieds à Floreffe où Sharon Jones a une nouvelle fois démontré qu’elle était the queen of soul and funk.

En ce premier jour de festivités, Esperanzah ! accueille 9000 festivaliers et comme le site a été agrandi, on peut prendre ses aises. Certaines font comme à la maison et se promènent la poitrine à l’air. Curieux par cette température. D’autant que Sharon Jones n’a pas encore fait grimper le mercure. Puis qu’on reste plus que perplexe devant le mélange d’électro et de cumbia de Bomba Estereo. Et surtout face à sa reprise du Pump up the jam de Technotronic.
18h45. Dans un esprit très James Brown (une tradition très soul and funk en fait), les Dap-Kings entrent en scène suivi des Dap-Kettes, les choristes, et prennent en main les dix premières minutes du concert. Introduisent avec une classe toute vintage la star de la soirée. La star, c’est Sharon Jones. 55 ans. Ancienne convoyeuse de fonds et gardienne de prison. Aujourd’hui prêtresse soul en robe turquoise flashy à paillettes idole de feu Amy Winehouse. She ain’t a child no more, Better things to do, 100 days, 100 nights et dans une version plus dépouillé (pas toujours besoin de deux guitares, une basse, une trompette et deux saxophones…) Mama don’t like my man…
Comme elle en a pris l’habitude, la quinqua née à Augusta fait monter quelques « mâles » sur scène à qui elle chante ses morceaux. Pourquoi pas ? Les mecs se gênent pas. Didier Wampas se fait porter par des spectatrices quand il reprend Où sont les femmes et Pharrell Williams et ses NERD passent plus de temps à draguer les gonzesses on stage qu’à donner de bons concerts. Sharon, elle, elle assure. Mis à part Nicole Willis, qui joue dans un registre nettement moins exalté, on ne voit personne pour détrôner la New-Yorkaise d’adoption. She learned the hard way, baby…

Julien Broquet

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4 Comments

  1. laurent

    5 août 2011 à 22 h 17 min

    Son concert était déjà une des meilleurs surprises des Ardentes 2010. Mais il semble qu’il n’y avait aucun journaliste présent pour s’en rendre compte…

  2. Véro

    6 août 2011 à 6 h 50 min

    Mon avis rejoint tout à fait celui de Laurent. Aux Ardentes 2010, en milieu d’après-midi, elle avait “mis le feu” à la plaine!

  3. Eric

    6 août 2011 à 7 h 23 min

    Sharon Jones dont il faut peut-être rappeler qu’elle fut une des principales influences d’Amy Winehouse, qui lui avait même emprunté son groupe, les Dap Kings, pour l’enregistrement de Back to Black

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