Voir les Skatalites…

… et vouloir s’acheter une trompette ! D’accord, ce ne sont plus exactement les mêmes que dans les années 60, pas mal de membres du groupe d’origine étant partis rejoindre Jah et ses anges. Mais n’empêche, pour le dernier soir à Dour, le mélange vieille garde / jeunes recrues remplit parfaitement son office. C’est-à-dire faire plier ce qu’il reste du plancher du Dance Hall.

Histoire compliquée que celle de cette formation emblématique, séparée en 65, retrouvée quasi 20 ans plus tard, toujours au service de ce ska typiquement jamaïcain. La Queen du ska, justement, n’est autre que Doreen Shaffer, encore bien présente. Et de nous revisiter « My boy lollipop » des Cadillacs, déjà repris en son temps par Millie, puis « Can’t you see » de Delroy Wilson.

Les cuivres (sax, trombone, trompette) sont à la manœuvre, en duo, en trio ou en solo. Se glissent sur un rythme plus dub (« Swing easy »). Puis entonnent tous l’immense « Guns of Navarone » accompagnés par un chœur de plusieurs milliers de voix. Au premier rang, une demoiselle en haut de bikini et lunettes solaires danse avec sa canette de Bush ; sûr que sa valise pour Kingston est déjà prête ! Le ska à Dour, ça ne date pas d’hier, mais quand ce sont les Skatalites qui s’en mêlent, c’est souvent irrésistible.

Didier Stiers

Didier Stiers

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