Songes d’une nuit d’hiver avec Sigur Ros

Sigur Ros se produisait à Forest National ce mardi entre deux albums. Quelques nouveautés à paraître mises à part, les Islandais ont choisi le modèle best of. Et nous sont apparus comme un groupe majeur de sa génération, mais qui semble proche de l’impasse artistique.

On a un peu de mal à l’imaginer aujourd’hui, mais quand Sigur Ros est arrivé chez nous à la rentrée 2000 avec l’album « Agaetis Byrjun » (le « foetus »), son mélange de post-rock, de classicisme européen et ce chant androgyne en islandais, c’est un monde complètement nouveau et à part qu’il nous a fait découvrir. En clair, on n’avait jamais entendu un truc pareil.

Aujourd’hui, la formule est connue, quelque peu ressassée et on avouera sans peine que le dernier album « Valtari » ne nous avait laissé comme impression que celle d’un vague papier peint sonore dont la vertu principale était de nous aider à nous remettre calmement d’une gueule de bois un dimanche après-midi pluvieux, quelque part entre le cri des dauphins et le chant des moines tibétains…

Mais de cela, Sigur Ros (4 – 1 après le départ du claviériste Kjartan Sveinsson + 8 avec un trio de cordes, un trio de cuivres, un guitariste et un nouveau claviériste) semble en avoir bien conscience. Mardi soir, dans un Forest National complet (où pas loin), les Islandais nous ont épargné la léthargie de « Valtari » en n’en servant qu’un titre, et se sont à la place focalisés sur leur glorieux mais déjà lointain passé, tout en tentant quelques incursions vers le futur, soit trois (quatre?) nouveaux titres à paraître en fin d’année, plus directs et industriels, mais ne convaincant qu’à moitié.

Voilà donc Sigur Ros en 2013: un groupe établi, impressionnant de maîtrise, mais qui semble aussi et surtout au pied du mur, jetant ses dernières forces pour sortir d’une impasse artistique qui se fait de plus en plus sentir…

« Quelque part entre Eric Serra et My Bloody Valentine », dit-il…

Mais reprenons depuis le début. D’abord, il y a le son. Et là… C’est bien simple, on n’a jamais entendu son si clair dans cette caverne de Forest National. Un groupe qui, dès les premières mesures, parvient à une telle qualité sonore dans tel endroit connaît son métier par coeur. Merci pour ça.

Ensuite, la scénographie. Lors des premiers titres, un voile transparent est jeté en bord de scène, sur lequel sont projetées des images vidéos reflétées sur un écran qui se trouve lui derrière le groupe. Et ça donne son petit effet visuel. Ensuite, le voile se lève, les projections continuent et tendent parfois à boursoufler l’affaire, n’évitant parfois pas les clichés (des ombres humaines qui apparaissent sur des montagnes embrumées, avec effets lampes de poche… Ah! Ces grands paysages montagneux islandais qui poussent à la rêverie et à l’immersion!…) A chaque titre, sa vidéo… Esthétique, bien foutu, mais pas forcément nécessaire à chaque coup non plus.

Enfin, la setlist. Et là, la question se pose. Certes, on n’est pas mécontent d’avoir échappé au tout « Valtari », on est heureux d’avoir retrouvé dans des conditions optimales les classiques à foison, ‘Hoppipola’, ‘Ny Batteri’, ‘(#1)’, ‘Olsen Olsen’, ‘Sven G-Englar’, ‘Glosoli’, ‘(#8)’,… Les titres sont joués à la perfection, Sigur Ros prouve qu’il peut combler avec aise et classe un auditoire aussi vaste que Forest National avec des titres dont le style navigue tout de même « entre Eric Serra et My Bloody Valentine » (comme l’a laissé échapper un collègue à la verve plus aiguisée que les autres), mais le tout sent aussi un peu le réchauffé, voire par moments le pilotage automatique… Car quitte à faire de vieux titres, pourquoi toujours les mêmes? Pourquoi pas ‘Staralfur’ à la place de ‘Ny Batteri’? Pourquoi toujours ‘(#8)’ pour terminer le set? Pourquoi sait-on à l’avance que ‘Sven G-Englar’ va commencer le rappel?

Pour le coup, on sent un peu le groupe dans l’impasse… En même temps, on ne peut lui en vouloir. Que faire quand on a créé un univers si personnel et atypique dès ses premiers essais? Comment poursuivre? Sigur Ros a offert deux-trois albums réellement magiques au début des années zéro, après tout, et les titres issus de ces disques conservent leur force dix ans plus tard. Ce qui est déjà beaucoup, et prouve que Sigur Ros est un groupe majeur de sa génération. Mais aujourd’hui?

Aujourd’hui, les Islandais tentent encore. Preuve en est ces trois, quatre nouveaux titres à tendance plus électro-industrielle. Ce qui pourrait s’avérer être la bonne direction à suivre. Pourtant, malgré un gros son bien mis en avant, les chansons peinent à réellement convaincre et à se détacher de ce qui est devenu la « marque » Sigur Ros. A suivre à l’automne, lors de la sortie du nouvel album. Mais treize ans après son avènement, Sigur Ros semble jeter ses dernières forces dans la bataille. Et on a le sentiment que soit ça passera, soit ça cassera. Reste les acquis. Et là, la magie reste intacte.

DIDIER ZACHARIE

Photos live 2, 3 par la gracieuse Nadia AGMIR
Photos du concert à foison par ici.

http://www.sigur-ros.co.uk/






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25 Comments

  1. marc d

    27 février 2013 à 13 h 11 min

    Monsieur zacharie, vous êtes bien le seul (sur 7.500) à ne pas avoir trouvé que c’était le meilleur moment musical depuis très longtemps. Vous pourriez avoir l’honnêteté de rapporter l’incroyable bonheur d’être là que vous n’avez pu manquer de constater sur les 7499 visages présents…

  2. Debehogne

    27 février 2013 à 13 h 33 min

    Chaque fois que je redonne une chance à Frontstage c’est pareil. Critique qui critique mais à l’opposé de ce que tout le monde pense.
    Concert énorme hier et pourtant il en faut beaucoup pour me contenté. Nouvelles chansons très agréables je trouve et pourquoi finir toujours par Popplagid? Et bien parceque cette chanson dépasse la musique, c’est de l’extase pure cette montée de batterie puis la basse et boom. 10min après je souriais encore comme un con.

  3. Erlendur

    27 février 2013 à 13 h 41 min

    Franchement, cette critique est complètement nulle! Ce concert était absolument fantastique! Sigur Ros maîtrise son sujet de A à Z, tous les cpectateurs étaient debout à la fin pour les acclamer! Arrêtez donc de casser pour le plaisir. Si vous n’est pas fan du groupe, c’est votre droit, mais ne retirez pas le plaisir qu’ont eu les VRAIS fans durant les 2 heures du concert!

  4. Erlendur

    27 février 2013 à 14 h 13 min

    Tiens, j’avais pensé avoir posté un commentaire ici il y a quelques minutes…Le concert était absolument magnifique. Sigur Ros a eu droit à une standing ovation après les 2 heures d’un concert sans failles! N’en déplaise à Mr Didier Zacharie, c’était parfait!!

  5. Luc Van Driessche

    27 février 2013 à 14 h 15 min

    Serait-ce la critique d’un vieux blasé? Je n’avais jamais vu Sigur Ros sur scène. Je n’en suis pas encore remis. Une soirée pleine d’émotions, de frissons, teintée de féerie, de magie, que demander de plus ! Musicalement sans surprise mais dans le bon sens du terme: ils sont parfaits. Et un spectacle total ! Le jeu d’éclairage, les images. J’ose le dire: c’est une des 5 grandes claques musicales de ma vie. Mardi soir, il y avait 7.000 privilégiés et 11 millions de Belges privés d’un moment de grâce. Mon prochain objectif: aller en Islande !!!

  6. Forever Dolphin Love

    27 février 2013 à 14 h 30 min

    Comme dit dans le papier, il me semble, le concert était maîtrisé et impressionnant à plus d’un titre. Ca n’empêche pas cela dit de pouvoir trouver ça un tantinet grandiloquent (la voix de castafiore, les visuels de pub Electrablel, les trips poético-ambient qui n’en finissent pas de finir…).
    Tout ça pour dire que vous n’étiez que 7498 à baigner dans une béatitude rétive à tout forme de nuance.

  7. Raph

    27 février 2013 à 15 h 37 min

    2 personnes qui n’ont pas aimé. 7428 personnes qui ont aimé. Tout est dit!

  8. sigurvinsson

    27 février 2013 à 15 h 47 min

    Quand on se permet de critiquer a qui mieux mieux comme vous le faites, il faut prendre ses renseignements avant de lancer de la desinformation notoire. Ainsi donc Sigur Ros a bien debute en 1997 avec Von et non 2000 comme vous l’affirmez. Quant a l’impasse artistique concernant un groupe qui justement pense a se renouveler avec de nouveaux sons sur son prochain album, ce terme d’impasse correspond si bien a votre forme de journalisme de bas etage dont vous nous gratifiez. Vous etes blase, nous ne le sommes pas, alors la prochaine fois, faites egalement l’impasse, le monde de Sigur Ros ne vous appartient pas et on en sortira grandis!

  9. Didier Zacharie

    27 février 2013 à 16 h 06 min

    Ami Sigurvinsson,

    “Von” n’étant d’abord sorti qu’en Islande, je pense qu’on peut écrire sans risquer la foudre fanatique que le reste du monde, et ce compris le Royaume de Belgique, n’a pris connaissance de la musique de Sigur Ros qu’avec la sortie internationale de “Agaetis Byrjun” en septembre 2000 (ce même album qui était certes déjà sorti un an plus tôt dans le pays d’origine du groupe)(ainsi la tournure de phrase “Quand Sigur Ros est arrivé chez nous”)… A moins que vous fussiez parmi la poignée de milliers de personnes à s’extasier sur “Von” entre 1997 et 1999…

    Ceci étant dit et tout en vous remerciant pour le caractère gentiment agressif de votre commentaire, le concert de Sigur Ros d’hier, selon la critique, était en soi très bon. La question posée étant toute autre: que penser d’un groupe qui rempli les 4/5 de son concert de titres ayant dix ans d’âge peu ou prou alors qu’il a deux nouveaux albums à jouer?

    ça me semble un peu plus opportun que de dire “j’aime” “j’aime pas”… Mais bon, à chacun son truc…

  10. Vincent Hulin

    27 février 2013 à 16 h 08 min

    Aaaaaaaaaah le fier Zach, Torquemada de la critique , ‘Critique’ qui semble n’avoir que la bourbe de son encrier pour cervelle, n’a apparemment pas assiste au meme concert! Diantre, il termine par ces mots ‘La magie reste intacte’ se trahit-il? Oui Monsieur le Critique, il s’agit bien la de magie, vous succombez in fine a leur magie, peu importe la maniere, morceaux ecules, posture huilee comme une montre suisse, vous succombez…mettez de cote votre zele Monsieur le critique ‘Il y a des critiques qui ne demeurent ‘critique’ que le temps de n’avoir pas reflechi’ P. Valery

  11. Herman Melville

    27 février 2013 à 16 h 16 min

    Oui, Von qui à l’époque n’est sorti qu’en Islande et qui était tout sauf mémorable.
    Franchement, on peut apprécier tout en trouvant à redire, ou vous allez continuer à opposer schématiquement ceux qui ont aimés (les tenants du bon goût) aux autres (les blasés) ? Vous seriez pas fans de Radiohead aussi des fois ? (ce qui n’est pas grave en soi mais bon faudrait se sortir la tête du payes des elfes hin les gars).

  12. Oli

    27 février 2013 à 16 h 36 min

    Les 4/5 de son concert par des titres vieux de 10 ans?

    Si je fais un compte rapide, 4 inédits + Varud = 5 titres ayant moins de 2 ans… sur un total de 16 titres joués! Les maths et la musique ne sont pas votre fort cher Monsieur Zacharie!

    De plus, on ne peut pas dire que Olsen Olsen et I Gaer (et même E-Bow) soient des classiques joués à 10 000 reprises par le groupe sur scène.

    Enfin, quand le voile s’est-il levé? Pour ma part, je l’ai vu s’effondrer (effet nettement plus beau)!

  13. sigurvinsson

    27 février 2013 à 16 h 39 min

    Vous n’en etes decidement pas a une contradiction pres. Sur les deux nouveaux albums precites, vous ne portez clairement pas Valtari dans votre coeur, c’est votre droit mais alors a quoi bon qu’ils le jouent pour vous? Et vous ne considerez pas les 4 nouveaux aux sons differents comme convaincants, alors ou voulez-vous en venir? Je ne savais pas de surcroit que Takk datait deja d’il y a 10 ans…! Je dois avoir la memoire qui flanche. Un bon conseil allez voir Muse, c’est de votre niveau de megalomane.

  14. jon

    27 février 2013 à 16 h 45 min

    Je n’étais pas au concert et j’adore Sigur Ros (surtout Agaetis Byrjun).

    Je ne suis pas toujours d’accord avec Didier Zacharie, surtout dans les billets pour lesquels il ne fait montre que de très peu de nuance.
    Cela dit, je trouve cet article justement fort nuancé.

    Et je suis assez aterré de lire l’agressivité des commentaires qui le suivent…

    L’article est, évidemment, subjectif; prenez-le comme tel et donnez votre propre avis sur le spectacle! Mais évitez les attaques “ad hominem”, on se croirait sur le site de la DH…

  15. marc d

    27 février 2013 à 17 h 50 min

    Jon, c’était tout simplement tellement inouï que d’essayer d’en faire “un concert ordinaire” est en soi un acte grandement malhonnête.
    Je n’avais jamais vu Sigur Ros (et pourtant j’écume les salles depuis 30 ans); je ne m’attendais à rien de particulier; j’ai été cueilli comme jamais.

  16. spongebob

    27 février 2013 à 18 h 09 min

    Didier Zacharie, vous semblez tellement aigri que ca fait mal à lire ! Cheer up dude !

  17. Domingo Riesco

    27 février 2013 à 20 h 14 min

  18. Pierre Van Cauwenberge

    27 février 2013 à 23 h 51 min

    Bah, pas de quoi torpiller le critique à ce point, les amis. Pour ma part, je n’ai pas été transporté non plus par ce concert. Trop maîtrisé et impersonnel à mon goût. Peut-être l’environnement Forest National y est-il aussi pour quelque chose. Rien de tel qu’un bon Neil Halstead à 10 euros à la Rotonde du Bota…

  19. Trésor

    28 février 2013 à 12 h 49 min

    Qu’on soit d’accord, j’ai adoré ce concert (et j’y retourne d’ailleurs ce soir au Zénith de Lille), pourtant il y a une part de vérité dans l’article.
    Personnellement, je n’attends pas de Sigur Rós qu’il se renouvelle. Ce style de rock aérien, j’adore, je ne demande pas plus, et ils peuvent continuer encore comme ça longtemps avant que je me lasse. Par contre, pour quelqu’un qui attend une évolution du groupe, je peux comprendre que Valtari fasse moins bonne impression que les albums précédents (() en tête, qui est juste une perfection).
    Après, vouloir à tout prix une évolution du groupe est à double tranchant, car cette évolution peut conduire à une moins bonne maîtrise. J’ai réécouté les 4 nouveaux morceaux, et si l’aspect électro est effectivement bien là, il reste relativement discret et le style Sigur Rós reste prépondérant, ce qui est plutôt une bonne chose en soit (pour ma part en tout cas). A trop vouloir du changement, ça peut conduire à une énorme déception (je pense à Muse, dont le dernier album m’est insupportable).
    Ensuite, pour le concert en lui-même, il faut bien reconnaître qu’il est ‘classique’ sans réelle surprise pour ceux qui ont déjà pu les voir avant.
    Restant néanmoins au-dessus du lot, je leur pardonne très volontiers cette ‘facilité’ dans leur setlist (parce que, reconnaissons le, on a beau savoir que Popplagid clôture le concert, on serait terriblement déçu que ce ne soit finalement pas le cas tellement cette chanson est merveilleuse).
    Tout ça pour dire que je reste sous le charme de ces Islandais, mais que je prends assez de recul pour reconnaître que cette critique ne dit pas n’importe quoi et ne mérite pas ce vilipendage.

  20. OLiK

    28 février 2013 à 13 h 12 min

    Ah la musique.. Les goûts et les couleurs 🙂

  21. Ecresis

    28 février 2013 à 13 h 39 min

    6ème fois que je voyais Sigur Ros pour ma part, depuis 2005. J’ai dû mal à savoir si la tournée “en plein air” qui est passée par Anvers en août dernier était meilleure que le concert de mardi soir. Je crois que je ne peux pas comparer. Sigur Ros en forêt c’est forcément leur élément, mais je crache pas sur des bons effets de scène et des grands écrans.

    Ils ne jouent pas Valtari tout simplement parce que c’est quasiment impossible à reproduire en concert sans perdre tous les bons côtés, et parce qu’ils ne tombent pas dans le commercial “je sors un album, je joue cet album”.

    Je trouve que le concert de mardi était l’un des meilleurs, que ce soit pour les habitués ou pour ceux qui découvraient.

    Le light show était parfait et les plus assidus auront apprécié que l’écran “coule” sur eux pendant Saegolpur, et l’instant Olsen Olsen était splendide avec le coucher de soleil, sans doute mon meilleur moment du concert, après le final habituel, qui d’ailleurs me manquerait vraiment trop s’ils l’enlevaient de la setlist!

    Bref, mardi soir, même le subconscient de l’auteur de cet article a pris son pied, sauf qu’il ne le sait pas encore.

  22. Dam

    28 février 2013 à 16 h 19 min

    Si je peux donner mon avis …

    Pourquoi sait-on à l’avance que ‘Sven G-Englar’ va commencer le rappel?
    Et pourquoi le saurait-on ? En novembre 2008 c’était la chanson qui débutait le concert, et non les rappels …

    Impasse artistique dites-vous ? Valtari montrait un retour aux sources (titres longs et sans vraiment de rythme) après un album légèrement plus envolé en 2008 (au titre aussi long qu’imprononçable). On peut regretter que la playlist n’ait pas repris certains titres de cet album, certes, mais ce n’est certainement pas parce qu’ils sont déjà essoufflés, puisque leur set à Paris en août dernier (rock en Seine) comprenait certains d’entre eux.
    Et puis, le simple fait de penser à l’album solo de Jonsi (“Go”, 2010) balaye d’un revers de la main la simple idée d’impasse.

    Alors quoi, ils ne vont quand même pas faire comme Muse, nous servir de l’imbuvable dubstep, pour le simple fait de vouloir se “renouveler”… j’en pleurerais de désarroi.

    Ce que je lis au travers de cette chronique, c’est une frustration de DZ (qu’il m’arrête si je me trompe) de ne plus être surpris par un groupe aussi fantastique, et je pèse mes mots. Et je peux comprendre ; mes premiers concerts de Sigur Ros m’ont emmené bien plus loin que celui de mardi, mais ça n’a rien à voir avec leur évolution. C’est tout simplement parce qu’aujourd’hui, je sais à quoi m’attendre en allant les voir. Mais de là à parler d’impasse artistique, il y a un pas que je ne franchis pas.

  23. Olivier B

    28 février 2013 à 18 h 09 min

    Je ne pense pas que l’article veuille descendre le concert. Mais là où je suis fort étonné, c’est de dire que le groupe est en passe d’essoufflement. Je n’ai pas ressenti une seule fois cette impression mardi soir. Au contraire, j’y venais pour faire des photos pour un webzine avec l’intention de ne pas trop traîner…et je n’ai pas pu repartir, tellement j’étais emporté par la magie présente dans la salle. Enfin, autre chose, quand je repense à la critique disproportionnée sur le concert de Radiohead (dans ses même colonnes) l’année dernière à Anvers (je l’ai trouvé tellement ennuyant et sans intérêt!!!!!!!), il est clair que le ressenti peut être complètement différent d’une personne à l’autre…

  24. ChtiGG

    1 mars 2013 à 0 h 11 min

    Ils sont passés au Zénith de Lille ce 28 février et je peux vous dire que le public du nord était enthousiaste !

  25. geoffrey

    1 mars 2013 à 17 h 07 min

    J’etais à bxl et à lille et il y a 10ans plus ou moins….au cirque royal,j’ai passé trois grands momments.
    Concernant la critique il faut en prendre et en laisser…le meilleur exemple “la grande soirée”de thierry coljon au concert de radiohead…à anvers il y a qq mois…abus d’alcool ou amour sans limite pour nos amis anglais???

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