Bertrand Belin a envoûté la Rotonde

BELINGrosse affluence, très tôt, ce vendredi aux Nuits Bota, qui proposaient des affiches éclectiques. Alors que les vitres de la Rotonde vibrent des basses en provenance du chapiteau, Bertrand Belin remplit une salle taillée sur mesure. En osmose avec sa (géniale) batteuse, Tatiana Mladenovitch, le guitariste français – breton, même – l’est tout autant avec le public, dans cette arène à la proximité si particulière. Entre les titres, Bertrand Belin se fait poète badin, discute, déclame, raconte, dépeint, invente. Et pendant, il caresse.

Même pas déstabilisé par des tracas techniques, il enchaîne les incontournables “La chaleur”, “Y en a-t-il” ou “Hypernuit”, de l’album du même nom, unanimement salué par la critique. Il chavire aussi vers d’anciens quartiers, revisités pour l’occasion (“Le colosse”, “T’as l’vin t’as pas l’vin”), emmenant la ballade vers “Parcs” (“Déluges”), son nouvel album, dont la sortie est prévue pour le 27 mai. Les “silhouettes”, comme il les appelle, qui hantent ses chansons ne tardent pas à envahir la Rotonde pour se mêler à un public sous le charme. Visiblement.

Gil Durand

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Le Storify des Nuits Bota

Gil Durand, journaliste au Soir.be

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