Cactus Festival : Bonnie Raitt en a encore sous le coude

La chanteuse américaine retrouvait ce samedi le Cactus Festival après dix ans d’absence. Une attente largement compensée par la prestation de cette jeune dame de 63 ans et de son groupe d’enfer et un accueil de la « muerte » du public.

Bonnie Raitt

Bonnie Raitt

On entend déjà rigoler au fond de la classe, derrière le radiateur. Mais oui, madame Bonnie Raitt, c’est la musique américaine dans toute sa splendeur. Du rock seventies, du blues, du roots, du bluegrass, comme chez John Hiatt ou Ry Cooder. N’empêche, cette coquette sexagénaire qui se remet du rouge à lèvres entre les morceaux a largement justifié son statut de tête d’affiche internationale de ce samedi. Plus encore que nos amis de Calexico qui se produiront à 22 heures, deux semaines après Couleur café.
Déjà, elle se met le public en poche en vantant à raison les qualités du festival. Soit. Mais c’est surtout dans la voix, dans ses interprétations qu’elle déchire vraiment. Quarante ans de métier, ça conserve. Et les planches qu’elle arpente depuis quasi autant d’années, idem.
Que ce soit avec ses propres compositions (« Thing called love »), des reprises (le superbe « Right down the line » de Gerry Rafferty ou un Dylan qu’on n’a pas reconnu, désolé), Bonnie Raitt prend un plaisir palpable à partager son univers. Avec les vieux briscards qui l’accompagnent, on trace sur la Higway 61, le cigare au bec et la glacière à porter de la main. Du velours.

PHILIPPE MANCHE


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