Bruxelles fait monter les décibels

madnessLa douzième édition du Brussels Summer Festival se tiendra du 9 au 18 août. Environ 115.000 personnes sont attendues.

Plus de 150 concerts et événements répartis sur dix jours, quelques visiteurs de réputation internationale (Madness, Dandy Warhols, Arno, Rachid Taha, Groundation, Puggy…), une armada belge (The Peas Project, Pale Grey, Black Box Revelation, K’s Choice, V.O., Piano Club…), du clubbing, du classique, du jazz et des musées pour épicer le programme musical, et plus de 115.000 spectateurs attendus sur cette même durée : voilà en quelque sorte les grandes lignes de cette nouvelle édition du Brussels Summer Festival, BSF pour les intimes.

Ce douzième rendez-vous, déjà, se positionne dans l’espace festivalier européen entre Paléo de Nyon, Lokerse et Gentse Feesten, ainsi que (un peu) Printemps de Bourges. Les organisateurs du BSF tiennent à l’aspect urbain de la fête. Soulignent qu’elle trouve place dans un espace qui lui est entièrement destiné, au cœur du quartier le plus prestigieux de la capitale. Et qu’elle garde toute son unité grâce à une zone sans circulation, des animations, des bars et des échoppes.

Un festival populaire

On l’a déjà dit : un événement populaire, grand public et convivial ne fait pas tache sur le CV d’une capitale qui se veut, en outre, celle de l’Europe. Et qui se coltine à longueur d’année l’image (pas fausse) d’une ville embouteillée/en chantier permanent. Dire qu’à l’origine, quand il s’appelait encore Eurit’Mix, ce festival constituait un appel du pied aux touristes fréquentant les rues de Bruxelles mais n’y restant pas assez longuement au goût des édiles… C’était aussi l’époque, que d’aucuns regrettent, de concerts gratuits sur la Grand-Place. Même si l’on reste fort raisonnable côté tickets, certains se sont peut-être déjà étranglés en découvrant le prix du pass dix jours : 40 euros en prévente, 53 à la caisse. Ce qui représente grosso modo une augmentation de 10 euros par an, ceci dit sans vouloir rouvrir le débat sur le prix de ce genre de manifestation.

Depuis Eurit’Mix, le festival s’est créé une identité propre en se recentrant sur le quartier royal. Le BSF, c’est aujourd’hui cinq scènes spécifiques : la place des Palais (pour les concerts de taille), le Magic Mirrors (plutôt centré sur la découverte), le Mont des Arts (pour une poignée de Belges et les soirées), le BIP (réservé aux « after ») et le Théâtre Royal du Parc où se tiendra la septième édition du Classissimo. Le Mont des Arts, par exemple, sera ainsi le lieu de quatre soirées thématiques : Electrocity (le 9 août), Jazz Night (le 11), Atomium Party (le 12) et 80’s Party (le 10). Entre parenthèses, les organisateurs ne sont pas peu fiers de signaler qu’après deux ans d’absence au programme, le jazz revient non seulement au BSF mais occupe qui plus est une grande scène. Où se produira le Brussels Jazz Orchestra (entendu sur la bande originale du film The Artist).

L’affiche 2013 se veut à la fois familiale, belge et susceptible de plaire à un public plus spécialisé. Oui, mais s’il pleut ? Le risque existe, sauf que les éditions précédentes l’ont prouvé : la « drache » n’a jamais eu raison de la fête ! Diverses « after » se tiendront en outre en indoor : chez Madame Moustache, Mister Wong, aux Café des Halles, Café Central, Delirium Village et au Fuse. Quant à ceux que la musique laisse froids comme un banc d’icebergs, qu’ils sachent que le BSF, c’est aussi des musées et du cinéma.

DIDIER STIERS

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