O SuperDaan

L’auteur du Franc belge a mis hier un terme à une semaine de m… Il l’a reconnu : ce qui est arrivé était de sa faute. Mais aux Lokerse Feesten, sur le coup d’une heure du mat’, Daan a renoué avec ce personnage confirmé au milieu des années 2000 : un artiste doué et charismatique, de par chez nous l’un des meilleurs sur scène.

Petit rappel de l’épisode précédent, à l’attention des distraits : samedi 3 août, Linkerwoofer Festival, Anvers. Daan est torché, se plante dans ses textes, vit les affres du trou de mémoire. Ses musiciens excédés finissent par le planter là… Resté seul, il fait un sort à sa guitare et s’en va à son tour, une demi-heure après le début du concert. La presse néerlandophone ne passe pas à côté de l’incident, tandis que les commentaires pleuvent sur les réseaux sociaux. L’intéressé se manifeste finalement sur sa page Facebook : « Chers fans, mes excuses les plus sincères à tous ceux qui se sentent déçus par les évènements survenus au Linkerwoofer. Mon groupe et moi-même vous remercions pour tout le soutien, le respect et la compréhension qui ont été d’une importance infinie, ces derniers jours. It means a lot. Ce qui doit être résolu le sera et en attendant, nous continuons, plus motivés que jamais ! What doesn’t kill you makes you stronger. Bise, Daan et le groupe. »

Autant dire que ce passage par les Lokerse Feesten comptait double. Voire triple dans la mesure où, à l’affiche, figuraient également Balthazar et les B-52s. On s’en aperçoit tout de suite : ça va aller ! Daan monte seul sur scène avec sa guitare acoustique pour « Parfaits mensonges », extrait de son dernier album en date (et beaucoup in het Frans), Le franc belge. Lunettes solaires, chemise, cravate, costard. Le morceau terminé, il se retourne, fait mine de chercher ses musiciens, lesquels arrivent alors chacun à leur tour.

Suit une heure de concert dense, sans temps morts, varié et parfois même pied au plancher avant les rappels, entrecoupé de l’un ou l’autre clin d’œil à « l’événement ». Comme celui-ci : « Un son un peu plus folk, demande-t-il pour sa guitare, sinon je la démolis ! » Son groupe ? D’excellents musiciens, faut-il le rappeler. Il ne manque dès lors pas de rendre hommage aux Jean-François Assy (basse), Geoffrey Burton (guitare) et autre Isolde Lasoen (chant et batterie).

Si plusieurs extraits du Franc belge ont été inclus dans la setlist (« Mes Etats-Unis », « La décadence », « Everglades »…), ce sont les « classiques » et particulièrement les plus dansants qui font mouche : « Swedish designer drugs », « Victory » et l’immanquable « Housewife » en clôture pour balayer les derniers mauvais souvenirs. Ça s’arrose !

Épilogue. On croise Daan pile à sa sortie de scène, on lui dit que c’était super, il tire une taffe sur sa clope et répond : « Fijn publiek ». Ce mec c’est juste la classe !

Didier Stiers
(Photo : Sylvain Piraux)

En concert le 21 décembre à l’Ancienne Belgique.

Didier Stiers

commenter par facebook

8 Comments

répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *