Une escale vertigineuse pour Jay Z à Anvers

Le rappeur américain a mouillé le maillot dans un Sportpaleis loin d’afficher complet mais devant un public en phase et exalté.

Deux ans après la tournée Watch The Trone qui avait vu le natif de Brooklyn croiser le fer avec son ami Kayne West, c’est sous son nom que débarquait le mari de Beyoncé lundi soir au Sportpaleis à Anvers. L’objet du méfait : un douzième album solo « Magna Carta Holy Grail » correct et inspiré. Bien qu’ultra populaire, Jay Z n’a pourtant rempli que de moitié la gigantesque salle flamande au point qu’il aurait pu se produire et rafler un soldout à Forest-National. Peu importe finalement.

On retiendra de ce show ultra professionnel et frontal de quelque 90 minutes, le plaisir qu’a pris l’animal à se lâcher complètement, surtout lors de la deuxième partie. Muscles faciaux détendus, sourire sincère et plaisir évident comme lorsque le petit Shawn Carter, pas plus haut que trois pommes, rappait pour ses copains dans les rues de Brooklyn. On en oublierait presque qu’on a devant soi quelqu’un qui pèse quand même pas loin d’un demi-milliard de dollars.

La scène est habitée de divers modules comme un croisement hybride entre un Rubik’s cube et une cellule de prison à l’ancienne. Un guitariste, en haut à droite, un batteur (monstrueux), en haut à gauche, derrière ses machines et platines Timbaland, de son vrai nom Tim Mosley, l’un des derniers grands producteurs du genre (Missy Elliott, Jay Z, Justin Timberlake,…) en guest star.

Le set est équilibré entre nouvelles compositions et l’artillerie lourde qui jalonne la discographie de l’artiste. Le public très chaud va transcender le concert surtout lors des « Fuckwithmeyouknowigoit » ou « Big Pimpin ». Le son un peu brouillon pendant la première demi-heure va enfin s’éclaircir et on profite du flow assez vertigineux de Jay Z. On retiendra aussi « Pound Cake », emprunté à Drake qui flanquera un sacré boxon ou « Niggas in Paris ». Et puis, Jay Z va prendre un malin plaisir à choisir quelqu’un dans le public et à inviter les caméras à filmer les heureux élus qui se retrouveront sur écran géant. La température montera encore d’un cran lors des rappels et de l’hymne « Empire State of Mind », son tube/duo avec Alicia Keys. De la belle ouvrage, en somme.

Les photos

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Photos Dominique Duchesnes


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