Voyage au pays de Jon Hopkins

Le producteur électro Jon Jopkins jouait samedi à l’AB Box (l’AB, sans les balcons). L’Anglais, un petit gars à l’air plutôt tranquille, a réussi à transporter la salle malgré un set trop court.

La musique de Jon Hopkins, c’est de l’électro avec une part de réalité en plus. Un style bien à lui, mélange d’ambient, de sensibilité classique et de techno plus brute. Un mix qui crée une véritable atmosphère, subtile, sans jamais tomber dans l’excès.

Fin 2013, celui qui a collaboré avec Brian Eno et Coldplay marquait les esprits avec son excellent « Immunity », un album fait de contrastes, passant d’une électro puissante à des moments plus paisibles.

Ce dualisme, on l’a retrouvé ce samedi à l’AB lors d’un concert qui donnait à la fois envie de s’abandonner au monde de la nuit et de se laisser transporter dans l’univers si particulier du Britannique. Des moments de phases et de ruptures emmenant dans une espèce de voyage hypnotique imagé par des visuels tantôt psychédéliques, tantôt urbains, éclairant un peu plus sur le sens des compositions.

Comme il le dit si bien, « la musique électronique est pleine d’émotions. La technologie sert à intégrer ce contenu personnel ». Une musique au côté addictif, même, avec des morceaux comme « Collider » ou « Open Eye’s Signal », qui résonnent dans la tête à l’infini.

Le concert, un peu trop court (une heure!), s’est terminé avec un second rappel obtenu à coups de cris effrénés du public abandonné en pleine montée. Jon Hopkins, triomphant, est alors venu les abreuver. Le coup de grâce.

GAËLLE MOURY

http://www.jonhopkins.co.uk/

Gaëlle Moury

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