Micro Festival, maxi bonheur

La cinquième édition aura lieu les 1e et 2 août, toujours dans la Cité ardente. Une affaire de passion. Entretien avec Jean-François Jaspers, coordinateur du festival.

Lancé en 2010, le Micro Festival devait accueillir 500 personnes. Les organisateurs, soit le collectif Jaune Orange, en ont finalement dénombré 1.200. La cinquième édition se tiendra encore dans l’enceinte de l’Espace 251 Nord et devrait faire cette année de 2.000 à 2.200 heureux. Grâce aux Belgians, It It Anita, Fugu Mango (où l’on retrouve une partie des Bikinians), Night Beats, UV Race, et des dj’s parmi lesquels Jonathan Toubin et Black Slip.

Jean-François Jaspers, le coordinateur du festival, nous répond.

La programmation reste pointue, axée sur la découverte?

Nous visons clairement la découverte. Bien sûr, nous aurions beaucoup de plaisir à voir certains artistes «confirmés» sur scène, mais il y en a aussi à «donner une chance», à imaginer que peut-être, dans quelques années, certaines personnes pourraient se dire: «Ah oui, je l’ai vu au Micro, et puis aujourd’hui, il est là…» Je pense que ça peut être une bonne rampe de lancement. En même temps… Prenons BRNS: ils voulaient venir – ce qui nous a fait plaisir–, et à partir du moment où ils ne jouaient pas partout, ça devenait possible. Nous ne cherchons pas absolument l’exclusivité, mais ça n’a pas beaucoup d’intérêt de programmer quelque chose qui est quand même visible ailleurs.

Un autre coup de cœur?

Les Growlers… Je n’y croyais presque plus, parce que nous étions en tractations depuis le mois de septembre! Les voir au Primavera, et puis les faire jouer ici alors que ce n’est pas encore très, très développé en Europe, ça fait super plaisir. Sur disque, je les trouve excellents, et en live, ça peut vraiment plaire.

L’infrastructure évolue aussi?

Nous allons installer un beau chapiteau! Nous avons aussi trouvé une autre disposition qui va permettre de remettre la scène au centre du festival. D’année en année, nous essayons d’améliorer les choses, de trouver des solutions un peu moins bricolées, moins stressantes. Ce n’est pas que nous voulions le truc absolument parfait, mais quand il y a moyen… Je crois que cette fois, nous arrivons au maximum de ce que nous pouvons faire dans l’exploitation du site. Nous allons aussi remettre un peu plus de billets en vente, parce que le côté «sold out», c’est saoulant. L’idée, c’est que les gens viennent. Mais tout en conservant l’esprit, pas pour les entasser comme des sardines.

Didier Stiers

Infos et programme complet: www.microfestival.be.

Didier Stiers

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