Archive : « Un album plus léger »

Le collectif londonien présente son nouveau show en vidéo et son sur la scène de l’Ancienne Belgique les 25 et 26 février. Danny Griffiths et Darius Keeler promettent une véritable performance autour de l’album «Restriction»

Après avoir proposé en 2014 une tournée de concerts autour de leur film Axiom, le groupe londonien réitère l’expérience vidéo sur scène pour accompagner les morceaux de son onzième album, Restriction. Les deux piliers d’Archive, Danny Griffiths et Darius Keeler, aux commandes depuis 1994, étaient de passage à Bruxelles pour présenter leur Restriction Tour. Ils seront à l’Ancienne Belgique ces mercredi 25 et jeudi 26 février à 20<UN>heures.

Pouvez-vous en dire un peu plus sur cette nouvelle tournée ?

Danny Griffiths Nous étions en Belgique cet été pour Axiom. Nous avons décidé de revenir pour une tournée et ce nouvel album, c’est une longue histoire. Nous avons deux dates prévues. On est assez heureux de revenir. De retour sur les routes !

Quelles surprises réservez-vous à vos fans ?

D.G. Je pense que ce show est beaucoup plus visuel. Les vidéos préparées pour Restriction. Ça n’a donc rien à voir avec Axiom, c’est juste la même inspiration. On reconnaît notre univers. Les installations sont massives, nous essayons de proposer un grand spectacle avec ces vidéos.

Avec qui avez-vous travaillé ? Et de quelle manière ? Avez-vous demandé à un réalisateur de s’adapter à votre musique ou est-ce une collaboration ?

Darius Keeler Nous avons travaillé avec la même personne que pour Axiom, le réalisateur Jesus Hernandez. Il est espagnol. Depuis toujours, notre musique est très visuelle. Quand nous avons cherché quelqu’un pour travailler sur Axiom, nous sommes tombés sous le charme du collectif espagnol NYSU Films. Jesus est le gars qui est venu et qui a vraiment compris notre musique. C’était la bonne personne pour interpréter notre son avec des images. Son interprétation est unique comme ceux qui ont vu Axiom peuvent l’imaginer. C’est quelque chose de bien pour notre équipe.

D.G. On voulait que ce soit un projet collectif. Un film plus réaliste qu’un simple clip projeté derrière nous sur un écran. La musique s’est adaptée au style de Jesus et inversement. Il fallait que les images soient vivantes, punchy avec un aspect humain. Jesus avait le matériel pour ça et nous a garanti du vivant, de l’animé, sans écran vert derrière. C’est du live et tout ce que le public va voir sur les grands écrans sera original.

Combien de temps avez-vous mis pour préparer l’album « Restriction » ?

D.K. Presque un an et demi. Nous étions en train de préparer Restriction, au départ Axiom était une partie de Restriction. Quand nous avons commencé le travail sur Axiom, on s’est rendu compte qu’il n’allait pas vraiment avec les autres titres. Donc nous avons décidé d’en faire un film à part. Et après nous sommes revenus en studio pour finir l’album Restriction. C’était plutôt intense.

Ce onzième album est beaucoup moins sombre, moins rock…

D.K. Il est plus léger, je pense, plus immédiat, plus spontané, extraverti et mélodique.

Qu’est-ce qui a changé ?

D.K. C’est juste après notre tournée. Avec ce nouvel album, nous voulions capturer plus d’énergie parce que quand on joue en live, les chansons sont plus puissantes. Et quand on écoute Axiom, on ressent comme quelque chose de monotone, mais avec cet album-là on a été plus loin. Un son beaucoup plus puissant.

Avez-vous d’autres projets de film ?

D.G. Oui, nous voulons en faire beaucoup plus. D’abord, nous aimerions préparer un autre show avec vidéo et son et peut-être après un long-métrage. Une création en notre nom d’une heure et demie. Nous souhaitons vraiment expérimenter toutes les possibilités de ce média.

Pourquoi le live vidéo est-il important en tournée ?

D.K. Parce que la vidéo nous définit maintenant. C’est une extension de notre passion pour la musique, une extension de la façon de nous exprimer. Et c’est une nouvelle façon de rencontrer notre public, nous adorons nos fans. C’est tellement bien de dialoguer avec nos fans de cette manière.

Après la Belgique, vous enchaînez le « Restriction Tour » avec une quarantaine de dates en Europe. De quel pays viennent la majorité de vos fans ?

D.G. Je pense que c’est de France. C’était en tout cas nos premiers fans au début des années 1990. Aujourd’hui, c’est de toute l’Europe. Nous avons beaucoup de fans en Pologne, en Grèce, en Allemagne ça commence.

D.K. En Belgique, c’est plutôt du côté francophone. Lorsque nous avons fait notre troisième enregistrement dans ce pays, nous avons commencé à avoir des fans ici.

 

Propos recueillis par

FLAVIE GAUTHIER

 


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