Voyage au pays merveilleux de Chapelier Fou

Le Français et son équipe étaient au Bota ce vendredi.

Comme pour terminer la semaine en beauté, le Botanique accueillait ce vendredi Chapelier Fou, alias Louis Warynski.

Actif depuis une petite dizaine d’années maintenant, Louis Warynski se définit comme un musicien avec «une formation classique et des déformations électro». Quinze ans de conservatoire, des études de musicologie et un apprentissage de plusieurs instruments (dont le violon qu’il joue toujours sur scène et le clavecin): son bagage est solide et ça se sent en live. Pour lui, les mélodies servent à « faire passer la pilule d’un truc plus complexe ». Ses compositions, souvent purement instrumentales, mélangent depuis toujours samples issus de morceaux classiques et de musique du monde qui sentent bon l’Orient à de vrais passages instrumentaux live, le garçon refusant de se cacher derrière des machines.

Des expérimentations psychédéliques qu’il poursuit dans Deltas, son troisième album sorti en septembre dernier.

C’est tout cela que le français, entouré de trois autres musiciens, était venu présenter ce vendredi au Botanique. Son univers hybride et intriguant connait d’ailleurs un succès grandissant qui a poussé les organisateurs à déplacer le concert de la Rotonde à l’Orangerie… là encore soldout.

La musique de Chapelier fou, on la croirait tout droit sortie d’Alice au pays des merveilles (c’est d’ailleurs de cet univers qu’est inspiré son pseudo). Violon, alto, violoncelle, clarinette, …: il y a là un subtil mélange entre musique classique et expérimentations électro. Par moments, ça fait même un peu penser à de la musique de chambre moderne.

Le concert se passe comme une espèce de voyage dans un monde merveilleux/fantastique, tantôt féérique, tantôt intriguant. Les montées chromatiques (en si bémol majeur souvent… comme aime blaguer le Chapelier) donnent une pleine puissance au propos et les jeux de lumières rendent les choses encore un peu plus magiques. Une vraie atmosphère se crée et le côté un peu introverti de Louis rend l’ensemble charmant.

À cela s’ajoute le plaisir communicatif que les musiciens prennent à jouer ensemble. Un vrai concert live qu’on écoute et regarde avec bonheur.

Si vous n’avez pas eu la chance de passer par le Bota ce vendredi, bonne nouvelle, Chapelier fou sera de retour à Bruxelles à l’occasion des Nuits Bota en mai!

GAËLLE MOURY


Gaëlle Moury

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