Kendrick Lamar dévoile la vidéo de “King Kunta”

… Et autres news.

Avant qu’on ait digéré le monumental To Pimp A Butterfly, Kendrick Lamar nous offre deux ou trois clés pour mieux comprendre son disque, dévoile la vidéo de son nouveau single “King Kunta”, annonce que lui et Prince sont copains comme cochons et traîne ses guêtres dans une pub Reebock.

> Dans une interview pour MTV, Kendrick Lamar explique que le titre d’origine de l’album était Tu Pimp A Caterpillar, un hommage à son héros de jeuness 2 Pac – les initiales donnant Tupac. “En le changeant en ‘Butterfly’ (papillon), j’ai voulu montrer la luminosité de la vie. Le mot ‘pimp’ (rapport au proxénétisme) est tellement agressif, il représente plusieurs choses. Pour moi, ça représente le fait d’utiliser ma célébrité pour le bien. Une autre raison est que l’industrie ne vende pas mon cul parce que je suis célèbre”.

Le titre de l’album est par ailleurs expliqué à la fin du disque, dans le titre “Mortal Man”, longue conversation avec… 2 Pac dans laquelle Lamar explique que To Pimp A Butterfly fait référence aux guerres de gangs, les guerres entre noirs, la manière dont l’environnement dans lequel on grandit nous nourrit et la jalousie qui pousse certains à empêcher ses “frères” à s’élever hors de la rue et de la misère.

> La vidéo de “King Kunta” a été dévoilée. Elle a été tournée à Compton, la banlieue sud de Los Angeles, berceau du gangsta rap et de Lamar. Le titre de la chanson fait référence à Kunta Kinte, un Gambien né en 1750 devenu esclave et dont l’histoire a été racontée par Alex Haley dans le livre Roots: History of an American Family et rendue populaire par une série télé à la fin des années 70. Une scène de la série est devenue culte, dans laquelle Kunta Kinte se fait fouetter parce qu’il refuse de dire son nom d’esclave. Mais rien de tout cela dans le clip qui relate la vie de tous les jours à Compton.

> Parmi les autres révélations de Kendrick Lamar, ses rapports amicaux avec Prince et le fait qu’il a enregistré avec le maître alors qu’il participait l’an dernier à un concert diffusé en direct sur Yahoo! depuis Paisley Park, l’entre de sa Seigneurie. “On avait un bon feeling, mais on manquait de temps”. Du coup, rien de concret n’est sorti de cette séance. “Il m’a donné des conseils sur la manière de gérer ma carrière. En bref, garder un contrôle créatif total”.

> Autre chose… Si Kanye West travaille pour Adidas, Kendrick Lamar est plutôt Reebock. Ainsi qu’on le voit dans la dernière pub de la marque. On ne sait pas combien il a touché pour l’apparition…

> Enfin, le jour de sa sortie, To Pimp A Butterfly a battu le record du nombre de streams sur Spotify en une journée, à savoir 9,6 millions.

DZ

Journaliste lesoir.be

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