Welcome to the Jungle

Première étape du marathon Werchter 2015, les Londoniens de Jungle.

Quinze ans qu’on n’avait plus mis les pieds à Werchter. Bah oui… Et c’est pas que ça nous avait manqué, mais là, pour le coup, l’effet que ça fait en revenant sur la plaine brabançonne, et bien, c’est que l’herbe est… verte. Toute propre, encore. Tondue, même, avec des arbres qui bordent la plaine. C’est bien simple, on a juste envie de se coucher et de laisser filer la journée, là, comme ça.

A jeter un oeil aux alentours, on revient tout de même en terrain connu. Là, le bar à nems du Pukkelpop, le coin pizza qu’on trouve partout ailleurs, les mêmes sponsors et puis la bière, ça, y en a ! Avec le bruit qui monte et les vieux pieds qui commencent à nous marcher sur la tronche, on est quand même bien dans un festival. Comme les autres, on ajoutera.

N’empêche, et c’est l’impression qu’on garde de ces premières heures : Werchter, c’est plus joli qu’ailleurs, même les gens ici sont plus beaux. Ils crient moins, sont plus respectueux du sommeil de leurs voisins. Et avec ça, c’est tout bien indiqué avec des flèches et tout, on risque pas de se perdre. Des fois qu’on s’endormirait…

Tout ça pour dire, c’est un peu le même sentiment qu’on a durant le concert de Jungle. Qui porte bien mal son nom, donc. Attention, c’était loin d’être mauvais. Au contraire. Ça commence même très bien. Le collectif londonien, mixte et métissé, mais mené à la baguette par ses deux blancs-bec, propose un set carré, bien ficelé, impeccable à bien des égards, pro. Ça groove, retrouve ce son chaud de la northern soul british des années 70, les basses ronronnent… Et nous aussi, un peu.

Manque ce grain de folie qui ferait déraper la machine – qui roule en automatique -, ce kek’chose qui pousserait à nous perdre dans la plaine, sans aucune flèche pour nous retrouver. Un tube ? Peut-être, mais « The Heat » n’est pas exactement un « Unfinished Sympathy », si on nous permet une comparaison facile. Jungle est d’ailleurs bien représentatif de ces groupes (post-)modernes qui, à force de chercher le petit détail sonore qui tue, en oublient d’écrire la chanson qui tue.

« Can you feel the heat ? », qu’ils chantent. A vrai dire, on la sentait surtout lorsqu’on était affalé dans l’herbe verte, là, dehors, tondue et toute propre encore… Du coup, on y retourne.

DIDIER ZACHARIE

N.B: Voilà ! Tout ce qu’on avait manqué chez Jungle, on l’a eu quelques heures plus tard chez Hot Chip ! Du groove qui fait bouger du fessier, du son qui claque, des tubes (aussi peu connus soient-ils…)! Des épices qui piquent, quoi!

Journaliste lesoir.be

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2 Comments

  1. Joke_Grrr

    26 juin 2015 à 13 h 25 min

    C’est peut-être juste une question de rihff
    https://www.youtube.com/watch?v=yW8a4WDHf34

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