Luke Slater, toujours techno

Le son d’antan revient à la mode ? A Tomorrowland, on peut aussi écouter les originaux, même s’ils ont vingt ou trente ans de carrière au compteur !

Le festival a beau miser sur les cadors des hit-parades, les rois du single radiophonique et les gros vendeurs pour combler le gros de son public, l’affiche annonce encore tous les ans des vieux de la vieille de l’électronique. Qui seraient un peu comme ces Gaulois résistant toujours à l’envahisseur. Ce week-end, on a ainsi pu entendre des gens mixer avec de vrais vinyles, mais aussi quelques « anciens » de la techno, rassemblé sous la bannière Kozzmozz. Une bannière déployée pour la première fois voilà 20 ans quasi jour pour jour. Si le concept a fait des petits et s’est diversifié depuis, c’est avec cette même techno que Luke Slater et après lui le Néerlandais Speedy J ont secoué samedi le chapiteau planté à quelques encablures de la main stage.

Luke Slater, alias Planetary Assault Systems et quelques autres pseudos encore, a commencé par la batterie étant gamin : ceci explique peut-être cela. L’Anglais de Reading, qui a débuté lui aussi au début des nineties, parle au corps avec ses machines. Le beat est implacable, plutôt sombre, presque industriel. Les autres instrus viennent, imposent leurs sonorités métalliques, repartent, laissent de l’espace… Et quand ce sont les basses qui font mine de disparaître, on accueille leur retour comme une libération. Ici, pas de séquences faites pour chiller, pas de petites touches exotiques, les tonalités clubby sont pour les autres ! A une époque où l’on récupère à tout va les classiques des années 90, ça fait plaisir de retrouver quelqu’un qui n’a pas cédé son âme aux marchands !

Didier Stiers

 

Didier Stiers

commenter par facebook

1 commentaire

répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *