Pukkelpop… Sous le soleil exactement

C’est le dernier de la saison… En attendant la rentrée. Le Pukkelpop a ouvert ses portes pour la trentième fois ce jeudi dans un calme ensoleillé et apathique…

On nous parle d’explosion (de bonbonne de gaz … dans le camping), on nous fait miroiter une police aux aguets… Là, à dire vrai, après un premier tour du propriétaire, on a surtout vu un public de jeunes gens responsables et propres sur eux ramassant les quelques gobelets qui traînent déjà à terre afin de s’offrir à l’oeil un quelconque breuvage tandis que leurs pairs s’offrent de tout leur flanc à l’herbe verte et accueillante. Le reste de la faune se regroupe sous les chapiteaux où, il est vrai, on joue aussi de la musique…

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D’ailleurs, la première pioche est bonne. Un certain Curtis Harding, jeune noir élancé, stylé dans sa chemise bleue et son pantalon blanc, qui dédie son savoir faire à la guitare électrique. Sur son CV, on note que le bonhomme fut choriste pour CeeLo Green du temps où celui-ci faisait des tubes. Mais c’est bien de rock n’ roll dont il s’agit ici. Du rock relevé d’accents soul, Motown rencontrant les Ramones, quelque chose comme ça. Et c’est pas mal du tout. Manque peut-être un titre qui fasse vraiment décoller le concert, mais pour un début de festival dont l’affiche de ce premier jour, avouons-le, ne laisse pas tout à fait rêveur (du moins pour ceux qui ne se sentent pas particulièrement concernés pour le nu metal… Il y en a qui se sentent concernés par la nu metal?), franchement, on n’en attendait pas tant…

Un peu plus loin, par contre, les événements nous ramènent à de biens difficiles souvenirs. Ceux de notre grande soeur écoutant sans cesse le double-live de Patrick Bruel, période Casser la voix (pour nombre d’entre nous, ça cassait surtout autre chose…), chantant avec lui, pleurant avec les fans, complètement partie… En vrai, proche de l’hystérie, dans le sens pathologique du terme. C’était il y a bien longtemps. Et bien là, sous le Marquee, c’est pareil. Que des filles tout juste pubères s’époumonant, limite en pleurs… Les responsables se nomment Kodaline. Qui? Des Irlandais. Qui feraient passer Coldplay pour Throbbing Gristle… Décidément, les festivals, c’est devenu autre chose…

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Pendant ce temps, sur la grande scène, comme c’est devenu l’habitude, ce sont des rappeurs qui font le boulot.  Jurassic 5, vétérans du hip-hop West Coast, balancent la sauce, façon old school. L’énergie est belle. Mais à dire vrai, tout le monde s’en fout. Le Pukkelpop a ouvert ses portes, mais n’a pas encore réellement commencé. Pas sous un tel soleil. Il attend la nuit noire…

DIDIER ZACHARIE
Photos MATHIEU GOLINVAUX

Journaliste lesoir.be

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