Parquet Courts: du travail et de la discipline!

Ils en ont fait du chemin depuis « Light up gold », les garçons de Parquet Courts ! Les revoilà avec Human performance. Hyperactifs ?

Et de cinq ! Human performance est le cinquième album studio des frères Andrew et Max Savage, Sean Yeaton et Austin Brown. Un disque sur lequel, aux dires de Sean (basse) et Andrew (chant, guitare), Parquet Courts a travaillé dur, pendant un an, le temps de quatre sessions d’enregistrement. Comprenez : les New-Yorkais l’aiment, cette galette. Et nous aussi ! « Ecoutez ce disque de nuit, conseille le second, plutôt pince-sans-rire. Poussez le son. Buvez peut-être un petit peu. Touchez-vous, éventuellement… »

« Human performance » et « Monastic living », l’EP sorti précédemment, se suivent en peu de temps…

Andrew Ils ont été enregistrés pendant la même période. Monastic living, c’est dix titres, je pense (NDLR : il se tourne vers Sean pour avoir confirmation), mais indépendamment de ça, nous avons enregistré 32 autres morceaux, 16 ont été gardés, et ce sont eux qui constituent Human performance. Ce sont les titres qui vont le mieux ensemble, qui se complètent le mieux. Comme sur la plupart des albums de Parquet Courts, ce sont les morceaux qui méritent d’être ensemble.

Vous travaillez beaucoup… Tout le temps ?

C’est juste notre activité. Parquet Courts, le groupe, existe depuis cinq ans, et depuis cinq ans, nous n’avons pas arrêté. Nous ne sommes pas comme ceux qui pensent qu’il faut sortir un album tous les deux ans. C’est un discours de firme de disques… C’est du bon business, d’accord, mais nous écrivons et nous enregistrons quand nous sommes inspirés, et nous tournons parce que les morceaux nous excitent. Mais il se trouve qu’il y a toujours quelque chose qui se passe chez nous : écrire, enregistrer, tourner, travailler sur un artwork… Je pense qu’une des raisons qui fait que nous sommes le groupe que nous sommes, c’est que nous essayons de toujours rester occupés, de toujours chercher quelque chose de neuf, de frais, de rester actifs quant aux idées.

Sean Il arrive aussi régulièrement qu’on nous demande d’enregistrer avec des groupes. Ou alors, c’est nous qui prenons tel ou tel groupe avec nous en tournée… Nous nous soucions de rester connectés avec les groupes neufs, ou prometteurs. Andrew gère un label avec un de nos potes… Pour moi, Parquet Courts fait partie d’un truc plus large, et il est de notre responsabilité d’apporter notre énergie là-dedans.

Ce qui rappelle qu’à vos débuts, quand on achetait un de vos disques, on recevait en guise de bonus sur cassette faite par vos soins une compile de groupes que vous aimiez : c’est fini, ça ?

Andrew Disons que ça fait un moment que nous ne l’avons plus fait. Mais j’ai toujours bricolé des compiles et des mixtapes. Je pense que c’est un bon moyen de… comment dire ? Souvent, pendant les interviews, les journalistes aiment bien nous dire qui nous sommes : « Vous ressemblez à tel groupe ! » Alors ces compiles, c’est pour affirmer qui nous sommes en réalité : « Voilà qui sont nos amis, nos pairs, voilà l’univers dans lequel nous nous retrouvons… » Souvent, les journalistes nous comparent à des vieux groupes, les Feelies, le Velvet Underground, Television, Pavement, ou des groupes indie classiques…

Et ça vous ennuie ?

Andrew Eh bien… Nous vivons en 2016, nous sommes connectés à ces groupes-là, ceux que nous citons, peut-être qu’ils ont une notoriété bien moindre, mais ça n’en reste pas moins notre univers. Nous avons toujours un pied de ce côté-là, vous voyez ?

Sean Les comparaisons ne nous rendent pas service, pour le dire comme ça. Un groupe, c’est toujours plus que ce qu’il écoute ou ce à quoi les gens le relient en termes de son.

DIDIER STIERS

Parquet Courts, “Human Performance” – Notre critique * * *

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En concert le 21 juin au Trix (Anvers)

Didier Stiers

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